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Desperate Housewives Attention série culte !

11 septembre 2005, 00:00

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Canal+ lance sur les chapeaux de roues la série déjà culte Desperate Housewives, ce jeudi à 20h10, à raison de trois épisodes par semaine. Aux Etats-Unis, cette série de la chaîne ABC, à qui l?on doit récemment le succès de Lost, on s?explique le phénomène par trois raisons : phénomène cathodique, phénomène de société et phénomène marketing. C?est en somme Sex and the City revue et corrigée, mais dix ans plus tard.

Quatre amies, vivant dans le quartier chic de Wisteria Lane, dont l?existence est au point mort, voient leur vie basculer, le jour où Mary Alice Young, une de leurs amies, se tue d?une balle dans la tête. Cette dernière, devenue la narratrice outre-tombe de la série, observe ses anciennes amies et fait voler en éclats, le vernis de leur existence.

La série met en avant les crises existentielles, liées à la solitude, le désir de perfection et le besoin de liberté traversées par chacun des personnages. La maternité est loin d?être le plus beau rôle de leur vie. Ces ménagères de cinquante ans, gagnent leur galons d?héroïnes, en mettant leurs âmes à nue.

A la manière un peu ironique de Carrie Bradshaw la chroniqueuse glamour de la défunte série Sex and the City, Desperate Housewives fait découvrir de sombres secrets dans la vie trop parfaite d?une poignée de femmes au foyer. Abandonnée par son mari, Susan (Teri Hatcher), mère célibataire immature et gaffeuse, veut séduire Mike Delfino (James Delton), énigmatque plombier.

Mais Edie (Nicolette Sheridan), croqueuse d?homme invétérée est elle aussi sur le coup. Bree (Marcia Cross), la bourgeoise, femme de médecin et fée des logis, est obsédée par le maintien des apparences. Gabrielle (Eva Longaria), ancienne top-model, mariée à un richissime homme d?affaires, trompe allègrement son mari avec le jardinier de dix-sept ans. Enfin, Lynette (Felicity Huffman), ancienne carrièriste, a mis son métier entre parenthèse pour devenir femme au foyer. Surmenée par ses terribles enfants, elle est au bord de la crise de nerfs.

<B>Crise existentielle</B>

Marc Sherry, le créateur de la série, s?est inspiré de films cultes tels American Beauty ou encore Edward aux mains d?argent pour imaginer ses héroïnes. Mais ce sont surtout les crises existentielles de sa propre mère, qui ont pesé lourd dans la vie des Desperate Housewives. «Les femmes que l?on voit à la télévision, sont policières, avocates ou exercent un métier glamour. Mes heroïnes sont désespérées parce qu?elles sont coincées dans des choix de vie qu?elles regrettent. Elle se sentent délaissées par la société qui ne le considère pas autant qu?elles le méritent,» confiant Marc Sherry lors d?une interview.

Ce dernier ne s?est pas contenté de s?entourer de femmes, il pimente sa série en les faisant vivre des journées peu reluisantes aux côtés de maris machos, peu disponibles et indifférents. La comédie s?articule autour de vannes sournoises, de situations rocambolesques et scabreuses, de revirements de situations et de jeu de chat et de la souris, qui ont tôt fait de passionner les téléspectateurs américains.

Desperate Housewives, drôle et originale dans la mise en scène de ces vies décousues et désespérées, a remis sur les rails, la carrière de Teri Hatcher, ex-James Bond Girl, recyclée dans la défunte série Loïs et Clark, ainsi que de celle de Marcia Cross, l?intraitable Kimberley Shaw de feue Melrose Place. De son côté, Eva Longaria, désormais considérée comme l?une des femmes les plus sexy de la planète, est devenue la nouvelle égérie des produits L?Oréal, sans doute parce qu?elle le vaut bien.

L?histoire de toutes ces femmes blessées et esseulées, a scotché un public américain friand de sensations fortes. 30 millions de téléspectateurs américains ont suivi le final de la première saison, coiffant ainsi qu poteau, Les Experts, réalisé par Quentin Tarantino. Qui dit mieux !

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