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Icac que j?MSM
Paul Bérenger a beaucoup dit sur l?Icac, mais jamais assez. Il a été ?mari en colère?; il a souvent répété que ?enough is enough?; il a presque été aussi magnanime qu?il n?a été en colère en accordant de nombreuses ?dernières chances?. En définitive, il n?a rien fait.
Peut-on se demander pourquoi ?
Il y a la théorie que, bête politique qu?il est, il a rapidement réa-lisé les procès d?intention qu?on lui ferait s?il était perçu comme s?étant mêlé d?une part de l?affaire MCB-NPF, et d?autre part des affaires de courses hippiques plus récentes. Dans les deux cas, les enquêtes de l?Icac se sont enlisées de manière fatale et le cartésien qu?est Bérenger a dû ronger son frein pour ne pas passer aux actes. Selon cette théorie, il a sacrifié le principe de la justice pour ne pas se gêner politiquement à cause de l?angle potentiellement virulent de ?cousin, cousine?.
Selon une autre théorie, il a été gêné par son partenaire Jugnauth. En effet, ce dernier, pour des raisons qui lui sont propres, même qu?elles pourraient ne pas l?être en fin de compte, a nommé le commissaire Beekarry et l?a soutenu contre vents et marées, refusant, entre autres, de réunir l??appointments committee? malgré la déferlante de critiques et de défaites devant nos cours de justice.
Selon cette thèse, Bérenger ne voulait pas risquer de ?casser? son alliance et/ou voue une reconnaissance démesurée à Jugnauth, l?homme qui lui a permis d?être Premier ministre. Cette théorie est soutenue par des partages de tickets incompréhensibles avec le ?parti-croupion? qu?est le MSM en termes de force électorale et la tendresse de Bérenger pour Pravind qui, à première vue, n?est pas si méritée que cela.
Il n?y a pas de raison non politique apparente pour le comportement de Bérenger sur l?Icac. Il a beau jeu, mais ça fait tout de même un peu gros, de dire que si le leader de l?opposition avait sollicité une réunion de l??appointments committee?, il l?aurait soutenu. Pourquoi n?avait-il pas, lui, pris l?initiative en demandant le soutien de Ramgoolam ? Quant au prétexte que licencier Beekarry aurait coûté une fortune à l?Etat, Rama Valayden aura trouve une parade simple et efficace. Le MMM était-il à ce point aveugle ?
En fin de compte Bérenger a collaboré avec Ramgoolam pour évacuer l?Icac de ses miasmes. Il en était temps !
Reste la question de politisation potentielle de l?Icac. C?était de toute façon déjà le cas avec la mainmise de Jugnauth sur le commissaire principal, l??appointments committee?, le ?parliamentary committee? (dont le président Rachid Daureeawoo était MSM et le ministre de la Justice, Emmanuel Leung Shing, MSM lui aussi).
Ce ne le sera potentiellement pas moins, sauf que le PM a encore une possibilité de nommer quelqu?un d?inattaquable, de totalement indépendant et de non controversé. Sinon, nous serons partis pour un nouveau tour de manège politique ou, en l?absence d?une législation pour la transparence totale des comptes des parties politiques, nous maintiendrons le marécage ultime de la corruption à Maurice.
PUCK
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