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Le public boude la course
Le Grand Prix de Belgique ne fait pas recette cette année, seules 45 000 places ayant jusqu’à présent trouvé acquéreurs, selon des chiffres publiés dans la presse belge hier. « On est loin des 57 000 spectateurs enregistrés l’an dernier et surtout des 67 000 amateurs qu’il faudrait rassembler pour atteindre l’équilibre budgétaire », constate le journal Le Soir, citant les chiffres fournis par l’organisation.
La capacité maximale est de 120 000 spectateurs, et l’éventuelle perte financière sera compensée par un apport des pouvoirs publics, la Région wallonne s’étant portée garante à hauteur de 14 millions d’euros pour l’organisation de l’épreuve, affirme Le Soir. Le quotidien bruxellois explique en partie la désaffection du public par la saison très moyenne de l’Allemand Michael Schumacher et de Ferrari.
Traditionnellement, le public du GP de Belgique est majoritairement allemand (entre 60 % et 80 %), en raison de la proximité de la frontière et des performances des pilotes allemands. Le Soir pointe également du doigt « le prix prohibitif des places », entre 75 et 415 euros, alors que l’organisateur déplore, lui, le manque de spectacle.
« C’est sans doute là que le bât blesse », explique au Soir le promoteur Didier Defourny. « Le vendredi, les voitures quittent à peine les stands. Le samedi, les pilotes sont à peine plus assidus lors des essais libres afin de ne pas solliciter leur moteur, et puis ils font royalement un tour de qualification. Le dimanche, enfin, il n’y a même plus de warm-up », regrette-t-il.
Pour l’avenir, Didier Defourny espère « le retour d’un pilote belge en F1. Il y a cinq ans, 55 000 personnes assistaient au GP d’Espagne. Cette année ils étaient plus du double grâce au phénomène Alonso », affirme-t-il. À l’époque où Thierry Boutsen était encore en F1, les gradins de Spa étaient toujours pleins. Les organisateurs belges espèrent encore vendre 10 000 places demain, le jour de la course, espérant que des spectateurs seront attirés par la chance, réelle, d’assister au premier sacre mondial de l’Espagnol Fernando Alonso (Renault).
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