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Henry bientôt sur son 31
D’un but génial qui fera date, un de ces coups de patte enroulés et légèrement lobés de sa fabrication, Thierry Henry a éclairci à lui seul l’horizon de l’équipe de France mercredi à Dublin face à l’Eire (1-0).
Sorti frustré, tête basse et sans un regard pour Raymond Domenech, à la 67e minute contre les îles Féroé samedi à Lens, un match au cours duquel il avait laissé la vedette à un Djibril Cissé (2 buts) avec lequel sa complémentarité avait été proche du néant, Henry a cette fois quitté la pelouse en héros, tête haute et regard fier sur Lansdowne road, à la 76e minute.
À cet instant, l’attaquant d’Arsenal (73 sélections), 28 ans, rejoignait deux monuments, Just Fontaine et Jean-Pierre Papin, au Panthéon des buteurs français avec 30 buts. Encore un et il rattrapera son ex-coéquipier à Monaco David Trezeguet, déjà sur son 31 depuis cinq mois. Ensemble, ils pourront partir à la chasse au Michel Platini, dont le record de 41 buts tombera peut-être en Allemagne en juin maintenant que la route est moins encombrée.
« Quel soir pour les rejoindre ! », s’exclamait Henry après l’âpre combat livré à Dublin. « Je savais que j’étais à 29 buts mais en marquant, je n’ai pas pensé que c’était le 30e. D’ailleurs, je retiens plus le score que le fait de rejoindre Papin. À cet instant, j’étais heureux d’avoir libéré l’équipe. »
« Ce n’est pas mon plus beau but en équipe de France mais celui-là est peut-être un peu plus important que les autres », admettait aussi l’auteur du but le plus crucial des Bleus en phase de qualifications depuis celui de Trezeguet contre l’Islande (3-2) le 9 octobre 1999, qui envoyait la France à l’Euro 2000.
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