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Michael Owen, acte III

9 septembre 2005, 20:00

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Les débuts de Michael Owen sous le maillot de Newcastle et le derby de Manchester entre les frères ennemis United et City seront, ce soir, les faits marquants d’une cinquième journée qui pourrait, en outre, permettre à Thierry Henry d’entrer dans l’histoire d’Arsenal en égalant les 185 buts du légendaire Ian Wright. Du coup, le duel des extrêmes opposant le leader Chelsea à la lanterne rouge Sunderland et, dans une moindre mesure, le choc Tottenham-Liverpool, un classique du championnat anglais, font presque tache dans le programme officiel.

L’événement, qu’on se le dise, ce sont les premiers pas de Michael Owen à St-James Park, où Newcastle, son nouveau club, reçoit Fulham. Flatté du tapis rouge que lui a déroulé sous les pieds l’ambitieux Freddy Shepherd, saint patron des Magpies, l’attaquant vedette de l’équipe d’Angleterre tentera, d’emblée, de marquer son territoire, histoire de justifier les £ 17 millions déboursées pour l’arracher du Real Madrid.

Owen est visiblement très excité à l’idée de retrouver la Premiership. « C’est un grand jour pour moi, admet l’attaquant de 25 ans. Jouer a toujours été ma seule priorité. Aussi, je suis pressé de me mettre à la tâche. L’objectif est d’abord collectif puisque Newcastle a besoin de se refaire une image. Battre Fulham est primordial. Maintenant, si je peux marquer dès mon premier match, tant mieux… »

L’ancien prodige d’Anfield se félicite de son association avec Alan Shearer, avec qui il faisait jadis la paire en équipe d’Angleterre. Les deux hommes tenteront de remettre le club nordiste sur orbite après un début de saison calamiteux qui ne l’a vu glaner qu’un point en quatre sorties. « Avec Alan, le courant passait en sélection. Il en sera de même sous le maillot des Magpies, j’en suis certain », prédit l’ancien buteur de Liverpool.

Si St-James Park fera le plein de journalistes et de photographes, Old Trafford ne manquera pas pour autant de se retrouver sous les feux des projecteurs. Pour cause, le théâtre des rêves abritera le chaud derby de Manchester opposant les ennemis jurés United et City.

Si les Red Devils, à la faveur de leur excellent début de saison, sont les favoris de l’opinion publique, c’est pourtant City qui, une fois n’est pas coutume, abordera ce choc avec le privilège d’un meilleur classement.

Les Blues, étonnants dauphins de Chelsea, ont entamé le championnat tambour battant, ayant ramené dix points de leurs quatre premières sorties. Ils restent d’ailleurs sur une série de treize matches sans défaite, deux saisons confondues, ce qui atteste des progrès qu’ils ont réalisés depuis que Stuart Pearce a pris la relève de Kevin Keegan au City of Manchester Stadium, l’antre des Citizens.

Étonnamment solides en défense, United, pour sa part, paraît avoir retrouvé ses vertus d’antan au point d’être considéré par un certain nombre d’analystes comme l’adversaire désigné de Chelsea dans la quête du titre.

Si City a évidemment les moyens d’inquiéter les protégés de sir Alex Ferguson, l’histoire retient pourtant qu’Old Trafford ne lui réussit généralement guère. La dernière victoire du deuxième club mancunien dans l’antre de United remonte en effet à 1974 quand Denis Law avait scoré l’unique but du match et condamné ses anciens partenaires à la relégation.

Pour sa part, le champion d’Angleterre en titre, Chelsea, ne devrait avoir aucune peine à remporter un cinquième succès de rang et consolider ainsi son fauteul de leader. La lanterne rouge Sunderland, qui lui rend visite à Stamford Bridge, reste sur une honteuse série de 19 défaites d’affilée en Premier League. Et ce n’est visiblement pas face à l’ogre londonien que les Black Cats vont soigner leurs stats. Encore que…

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