Publicité

Facilitation

6 septembre 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les premiers signaux forts du grand argentier au monde des affaires rassurent mais laissent en même temps un goût d’inachevé. Pour une équipe qui a fait la démocratisation de l’économie un des principaux chevaux de bataille lors de la dernière campagne électorale, l’on était en droit de s’attendre à plus d’initiatives d’ouverture. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, a préféré jouer la carte de la prudence.

Le baromètre Pluriconseil – l’express que nous publions aujourd’hui, sonde les sentiments des analystes sur les mesures annoncées par le ministre la semaine dernière. Le sondage indique que seulement un analyste sur trois est plus optimiste pour l’économie à la suite du “package of measures.” 50 % des personnes interrogées se disent moins pessimistes sans pour autant se déclarer optimistes. Le marché a appris à digérer les effets d’annonce à leur juste proportion. Les pessimistes (57 %) sont en effet plus nombreux que les optimistes (43 %).

Une des causes de la réaction mitigée des observateurs est l’absence de rupture avec les politiques existantes. Il y a une certaine continuité dans la lutte contre la lenteur bureaucratique dans le système de certification des activités économiques. Le nouveau gouvernement a initié des mesures similaires pour rendre la vie des opérateurs plus aisée pour obtenir les permis et accéder aux capitaux.

Mais les investisseurs ne se bousculent pas uniquement parce qu’il est plus facile de faire du business. Agir sur le climat d’investissement ne veut pas uniquement dire simplifier les procédures administratives et légales pour démarrer une entreprise. Cela veut également dire s’assurer que les conditions favorables tant au niveau des capacités industrielles (technologie, main-d’œuvre, protection de la propriété intellectuelle…) qu’au niveau des marchés existent.

C’est le plus difficile à réaliser. Réunir les conditions économiques susceptibles de contribuer (en sus du talent créateur de l’entrepreneur) à traduire une idée en une entreprise commercialement viable ne dépend, hélas, pas des comités sur la facilitation.

Il y a aussi le rôle crucial de la promotion d’investissement. La stratégie d’attirer les investisseurs doit être axée sur les opportunités à saisir sur la place et non sur les plans d’incitation que le gouvernement propose aux investisseurs.

Le Board of Investment (BOI) a conçu une nouvelle manière d’aborder les opérateurs potentiels à l’étranger. Le BOI propose pratiquement des “business plans” aux industriels identifiés au préalable au terme d’un exercice de ciblage. Il peut exister des perspectives de forte croissance dans des petites industries de service notamment. C’est essentiellement au moyen d’un ciblage (à l’opposé des “roadshows”) que les chasseurs d’investissements pourront mettre en lumière de nouvelles activités ou celles dérivées des grands secteurs traditionnels.

Publicité