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La police commande quatre radars high-tech

23 août 2005, 20:00

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Ils peuvent être utilisés la nuit. Ce qui n?est pas le cas actuellement. Eux, ce sont de nouveaux radars à infrarouge que compte utiliser la police pour traquer les fous de la vitesse sur nos routes. Au moins quatre de ces gadgets fabriqués aux Etats-Unis sont attendus d?ici la fin de l?année. Et la police compte lancer un appel d?offres pour l?achat de 10 nouveaux radars ayant les même fonctions que ceux déjà commandés.

Ces radars ont été commandés par la Traffic Management & Road Safety Unit (TMRSU), une antenne du ministère des Infrastructures publiques et du Transport intérieur. Leurs fonctions techniques sont, à bien des degrés, supérieures aux radars utilisés actuellement, précise un technicien de la TMRSU.

Et pour cause : ces nouveaux appareils peuvent être fixés sur un trépied. Ils ont été conçus pour prendre en photo des véhicules afin de prouver qu?il y a eu excès de vitesse. La date, le jour et l?heure sont inscrits sur la photo incriminant le contrevenant.

Mais cette option n?est pas envisageable pour le moment. Il faudrait, pour cela, amender le Road Traffic Act. En attendant, les radars en utilisation font l?objet de vives controverses après un récent jugement de la cour qui a donné gain de cause à un conducteur, le Dr Sanjaye Jawaheer. Ce dernier a été pris en contravention en juillet 2004 sur l?autoroute à Riche-Terre. La police lui reprochait de rouler à 83 km/h alors que la limitation de vitesse était de 70 km/h. L?accusé avait soutenu qu?il n?avait pas dépassé les 65 km /h.

Défendu par Me Shyam Servansing, le Dr Sanjaye Jawaheer avait, lui, fait remarquer que dans d?autres pays, notamment en Europe, on se sert de moins en moins d?appareils portatifs afin d?éviter des contraventions injustes. Et les données transmises par le premier appareil sont vérifiées par un deuxième pour écarter la possibilité d?erreur.

Mauvais fonctionnement

La magistrate Ramano a, dans son verdict, retenu les versions de l?accusé. Elle a souligné les lacunes dans le système tel que pratiqué par la police pour le contrôle de vitesse. Dans son jugement, elle a fait ressortir que le policier utilisant le radar au moment des faits n?avait aucune connaissance quant au fonctionnement de l?appareil et aux principes de son utilisation. Son travail consistait à pointer l?appareil en direction d?un véhicule et lire la vitesse enregistrée.

La magistrate a ajouté que plusieurs éléments essentiels pour le bon fonctionnement du radar n?avaient pas été pris en considération. Notamment un calibrage régulier du radar, la vérification des batteries, et les mesures pour éviter les erreurs de parallèle. Et il semble que depuis ce jugement, la Traffic Branch de la police est en train de revoir ses notes.

Il convient de rappeler que plusieurs automobilistes ont, à travers des émissions radio, fait état d?un problème de ?dysfonctionnement du radar de la police? par rapport à la vitesse à laquelle ils roulaient. De plus, un mauvais fonctionnement du radar peut avoir lieu si le policier se trouve à proximité de sources d?interférence, tels des émetteurs, des fils à haute tension, des objets en métal, des pylônes électriques... C?est avec toutes ces données en tête que l?Etat a décidé de se doter rapidement d?une nouvelle génération de radars.

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