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L?entreprise indienne à l?ère de la globalisation
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L?entreprise indienne à l?ère de la globalisation
Cela fait 58 ans aujourd?hui que l?Inde s?est libérée du joug de l?impérialisme britannique. Après une longue histoire d?amour (post-47) avec un modèle économique socialiste, la Grande péninsule commence à goûter aux vertus du libéralisme au début des années 90. Le pays s?apprête aujourd?hui à jouer un rôle plus accru dans l?économie mondiale grâce à des compétences dans les services et la technologie notamment. Mais aussi grâce à des entreprises locales qui s?aventurent hors des côtes indiennes.
Les entreprises indiennes de niveau mondial sont en nombre croissant. Elles n?ont aucun complexe à s?implanter à l?étranger. L?objectif du modèle type d?une société indienne est de générer 20 % de ses revenus outre-mer. Maurice profite de cette nouvelle mouvance. Elle a vu ces dernières années l?implantation de grosses pointures, dont Infosys, Indian Oil, Satyam Computers, Mahanagar Telephone Nigam, et d?autres moins connues.
Les entrepreneurs indiens se lancent même dans des marchés réputés exigeants, tels les Etats-Unis, l?Angleterre et l?Allemagne. Les boîtes indiennes à Londres pèsent 5 % dans l?économie de la Cité avec 50 000 employés. Des éditeurs de logiciels et des sociétés manufacturières s?intéressent aussi beaucoup aux pays du Sud-Est asiatique, dont Singapour et la Corée du Sud.
Au fil des années, Corporate India est devenue plus compétitive internationalement grâce à des investissements massifs dans la modernisation de l?appareil de production de même que dans la recherche et l?innovation. L?industrie s?est efforcée à réduire les nombreuses sources d?inefficience dues en partie à des lois du travail trop encombrantes ; les entrepreneurs ont préféré investir dans les équipements au lieu de recruter là où cela était possible. Les entreprises peuvent aujourd?hui puiser d?un pool de managers et de cadres techniques performants et visionnaires. Les sociétés, plus agiles, s?adaptent plus facilement aux conditions changeantes du marché international.
Le cadre régulateur et juridique du business reste toutefois un épineux problème pour les industries. La bureaucratie impose un coût encore trop élevé à l?économie indienne. Lors de son accession au poste de ministre des Finances après les élections générales de 2004, Palaniappan Chidambaram promettait aux investisseurs qu?il allait être le ?ministre de l?investissement?. Les réformes enclenchées n?ont pas encore rapporté les dividendes attendus.
Le grand argentier est néanmoins à la barre d?une économie en pleine croissance. L?économie a progressé par une moyenne de 7 % au cours des trois dernières années. Les choses seront moins bonnes cette année en raison des pluies qui ont fait d?énormes dégâts dans plusieurs régions du pays, y compris à Mumbai, la capitale financière et commerciale.
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