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Nouvelle impulsion pour les planteurs

15 août 2005, 00:00

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La réforme est de plus en plus urgente. Les planteurs individuels s?interrogent. Pour leur venir en aide, le ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell dévoilera, d?ici peu, une série de mesures. Il s?agit d?harmoniser la réforme dans l?industrie sucrière, où tous les organismes et partenaires seront mis à contribution.

Les ministres Arvin Boolell et Rajesh Jeetah, en compagnie des directeurs de l?Agriculture et des techniciens, sont descendus sur le terrain pour tâter le pouls de ces planteurs. Et vendredi, ils ont été attentifs aux propos de Lomuss Hurhangee, propriétaire de 45 arpents à La Salette. Connu pour son franc-parler, ce dernier a expliqué les moyens utilisés pour réduire ses coûts de production, tout en critiquant les services offerts par un organisme parapublic.

Pour Arvin Boolell, les planteurs se demandent ?avec raison?, si leurs contributions aux organisations de l?industrie sucrière sont judicieusement utilisées ou pas. Ces instances doivent être au service des planteurs, étant donné la nécessité de réformer à cause de la baisse prochaine du prix garanti du sucre sur le marché européen, vers lequel Maurice exporte la quasi-totalité de sa production.

L?Union européenne propose d?offrir des mesures d?accompagnement en faveur des pays du groupe Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP), dont Maurice, qui seront affectés par la baisse. L?accès à ces moyens financiers doit se faire par une action concertée sur le plan local et non éparpillé.

Entre-temps, le ballet des bulldozers s?accélère dans les plaines du Nord. L?objectif est d?améliorer l?efficience des terres de milliers de petits planteurs grâce à l?épierrage et la mise en place d?un réseau d?irrigation. Le temps presse car il s?agit d?en finir avec ces travaux d?ici 2007, limite fixée par le ministre de l?Agro-industrie. ?Il ne faut pas que de telles peccadilles nous empêchent de fonctionner.?

Des 3 500 hectares alimentés par le barrage de Midlands, 2 100 appartiennent aux petits planteurs. Depuis l?entrée en opération du barrage, 800 hectares disposent déjà des équipements nécessaires. D?ici fin septembre, 200 hectares en seront pourvus. Reste les 1 100 hectares, dans les régions de La Salette, Petit-Raffray et Rouillard.

Atteindre cet objectif est dans les cordes des organismes concernés. ?Nous nommerons prochainement les consultants pour la conception et la réalisation. Le financement est acquis grâce à un prêt de la Banque africaine du développement?, affirme le directeur de l?Irrigation Authority, Nitiraj Toolsee.

Dans les champs, la coupe entre dans sa neuvième semaine. Au 6 août, la production s?est chiffrée à 131 741 tonnes. Le total de cannes broyées a été de 1,36 million de tonnes. Les propriétés sucrières y apportent la plus grande part, soit quelque 840 000 tonnes.

Le Mauritius Sugar Industry Research Institute (Msiri), dans son dernier bulletin, souligne que le taux d?extraction pour l?ensemble du pays est de 9,72 %, légèrement inférieur qu?en 2004. De fait, la production à l?hectare est moindre de 0,17 tonnes dans les champs des usiniers-planteurs.

La pluviométrie enregistrée jusqu?ici demeure trop élevée au sud, au centre et à l?est du pays, ce qui aurait une incidence sur le mûrissement. Alors que la moyenne pour le mois écoulé est de 151 % par rapport à la normale à l?est, le double du volume saisonnier a été enregistré dans les autres régions. Au niveau de l?ensoleillement, un agent catalyseur dans l?accumulation du sucre, le temps de soleil accumulé reste en deçà. A ce stade, le Msiri estime que la campagne sera bouclée avec une production proche de l?estimation initiale de 550 000 tonnes. Deux facteurs sont essentiels : un climat propice prévalant jusqu?à la fin de la récolte et une amélioration du taux d?extraction

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