Publicité
Les sites étaient déjà protégés?
Les faits autour de la «conversion» des bâtiments historiques se trouvant dans la région du port comportent des zones d?ombre. Certains des éléments, qui remontent à la surface maintenant, sont en contradiction avec la version initiale de l?affaire.
Mercredi, nous annonçons que le vieux grenier du port et l?ancien hôpital militaire devaient être transformés en centre commercial et hôtelier mais que le projet vient d?être gelé. Nous citons alors la présidente de l?Aapravasi Ghat Trust Fund (AGTF), Vijaya Teelock, qui déclare qu?il n?y a «aucune raison de donner ce quartier à des Sud-Africains pour qu?ils en fassent ce qu?ils veulent».
Vendredi, dans la rubrique «Au jour le jour» , nous nous posons la question : «Comment est-il possible alors que les autorités aient pu envisager, sous l?ancien régime, de démolir le grenier du port ainsi qu?un bâtiment avoisinant, l?hôpital militaire construit par Mahé de Labourdonnais ?» Nous rendons hommage, dans le même texte, à la présidente de l?AGTF, dont «l?engagement et la vigilance» auraient permis de sauver les bâtiments.
Or, il ressort que la conversion et à plus forte raison la démolition de ces lieux de mémoire n?ont jamais été envisagées sous l?ancien régime. Il n?y a donc aucun projet à geler car aucune autorisation n?avait encore été délivrée. Au contraire, un comité officiel sur les projets culturels, présidé par l?ancien Premier ministre, avait exprimé des réserves sur le projet sud-africain à sa dernière réunion qui s?est tenue le 10 mai.
Le procès-verbal de cette réunion rapporte que c?est le président du comité, Paul Bérenger, qui avait «queried on the ex-STC building» lors de l?examen de la question portant sur la deuxième phase du projet de développement du front de mer. Il devait suggérer que «the South African consortium be informed of the proposed buffer zones» qui comprend l?hôpital militaire. Une «buffer zone» est une région entourant un site historique classifié comme patrimoine mondial. Il n?est pas permis de transformer les bâtiments à l?intérieur de ce paramètre.
De toute façon, il n?y avait pas lieu de réclamer la protection du grenier car il est déjà inscrit sur la liste des monuments historiques, donc intouchable. A sa réunion du 24 juin dernier, le Cabinet avait «agreed to the designation of the Monument aux Esclaves, the Gunpowder Magazine at Pointe Canon and the Granary at Port Louis harbour as National Heritage...»
Publicité
Publicité
Les plus récents