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“Miss FBI : divinement armée”
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“Miss FBI : divinement armée”
On peut accepter que la motivation d’une séquelle, au cinéma, soit purement et uniquement financière, dans la mesure où le public lui aussi en a pour son argent. Ainsi, après le succès de Miss Détective, il y a quelques années, les producteurs hollywoodiens ont voulu retrouver la manne financière. Si Miss FBI : divinement armée, la suite proposée des aventures de l’agent Gracie Hart (Sandra Bullock), avait été d’une qualité égale au premier film, cela n’aurait posé aucun problème.
Malheureusement, le déclin dans la qualité du produit qui nous est offert est tel qu’on pourrait parler d’arnaque. Le premier film était certes loin d’être un événement marquant dans l’histoire du cinéma, mais il nous révélait au moins les talents insoupçonnés de Sandra Bullock pour la comédie.
Il y avait aussi Michael Caine en styliste gay, une impossible romance entre l’héroïne et son coéquipier, sans compter les répliques des Miss candidates qui niaisement souhaitaient toutes “la paix dans le monde”, etc. Mais Michael Caine ne figure pas dans ce deuxième épisode. Son absence se fait ressentir et celle de Sandra Bullock aussi, curieusement, car elle, est bel et bien sur l’écran. Du moins, physiquement, et elle y est aussi bien qu’avant. L’actrice n’a pas vraiment l’air de s’intéresser à son personnage de dure-à-cuire redevenue poupée Barbie ; probablement peu inspirée par le scénario, elle se contente de donner ses répliques d’une manière mécanique. Ou peut-être qu’elle fait ce qu’elle peut dans l’attente que le réalisateur John Pasquin lui dise quoi faire, vu que cela fait partie des attributions de ce dernier. Dans lequel cas, la malheureuse aura attendu en vain. Elle se fait voler la vedette par les seconds rôles, pourtant eux aussi en mal d’une réelle substance. En tête, Joel (Dietrich Bader), un agent FBI homosexuel qui est (évidemment) son conseiller beauté – image, et l’agent Sam Fuller (Regina King), jeune femme noire très agressive, chargée de sa protection. Dans les deux cas, comme pour tous les autres rôles, les personnalités tiennent en la moitié d’une phrase.
Miss FBI… se veut une comédie policière. Ce qui sous-entend qu’on pourrait pardonner au film bien des lacunes pour que la comédie soit potable et – ou que l’intrigue policière soit un tant soit peu intéressante. Or, s’il y a bien quelques moments où l’on sourit un peu, on ne pas dire que dans ce film soit un enchaînement de gags ou même de situations cocasses. Hormis une ou deux situations, l’humour retombe généralement à plat et le seul et unique morceau de tout le film est un numéro de cabaret travesti qui ne dure que le temps d’une chanson. L’intrigue policière, elle, est ténue, réservant une ou deux surprises mineures, pas plus.
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