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La police objecte au départ de l?avocate Shanee Nunkoo

10 août 2005, 00:00

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La police a objecté à la demande de Shanee Nunkoo-Goshing de quitter le pays et reprendre son emploi en Angleterre. Cette avocate est provisoirement accusée d?avoir donné des instructions pour jurer un faux affidavit.

Hier, devant le magistrat Raj Seebaluck siégeant en cour de district de Port-Louis, ses conseillers légaux ont requis la levée temporaire de l?ordre d?interdiction de quitter le territoire (prohibition order) dont elle fait l?objet. Selon eux, leur cliente doit commencé à travailler dès lundi. L?ordre est va-lable jusqu?au 10 février 2006.

La défense a demandé à la police les raisons pour lesquelles elle objecte à la levée temporaire de l?ordre d?interdiction de quitter le pays. L?avis du parquet a été sollicité et les débats ont été fixés à vendredi. Les avocats de Shanee Nunkoo-Goshing ont demandé au tribunal de consi-dérer ?l?urgence de l?affaire? et pour que l?audience soit fixée au plus tôt (early hearing).

L?avocate de 42 ans a été interpellée le 26 juillet à l?aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam par des officiers du Passport and Immigration Office. La jeune femme revenait d?un voyage de Londres en compagnie de son époux,un ressortissant britannique.

Elle avait voyagé sous son nom de femme mariée, Shanee Goshing. Le couple projetait de passer une semaine dans un hôtel du littoral ouest.

<B>Prescription d?un terrain à Rodrigues</B>

A sa descente d?avion, elle a été confiée à la Central Criminal Investigation Division. Elle était recherchée par la police dans le cadre d?allégations de malversation portées contre elle. Une interdiction de quitter le pays avait bien été déposée contre elle, mais elle avait quitté le territoire mauricien en janvier 2000.

Son inculpation s?est faite le 1er août, en cour de district de Port-Louis. Elle est accusée d?avoir donné, le 2 novembre 1995, des instructions à Oblace Collet et à Jean Sylvain Allas, deux résidents de Rodrigues, pour jurer un affidavit de prescription contenant de faux éléments. Ce document devait aider Marie Anne Anthony à obtenir un titre de propriété sur un terrain situé à Rodrigues et évalué à Rs 400 000.

Shanee Nunkoo-Goshing est en liberté conditionnelle, ayant payé une caution de Rs 15 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 25 000. Elle a retenu les services de Mes Rex Stephen, José Moirt et Kevina Mootien.

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