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Attentats de Londres : l?enquête progresse
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Attentats de Londres : l?enquête progresse
La Zambie a extradé hier vers la Grande-Bretagne l?activiste britannique présumé Haroon Rashid Aswad, a annoncé un responsable zambien. ?Aswad a été expulsé vers la Grande-Bretagne. Il a été placé à bord de l?avion à 09h00 du matin?, a déclaré à Reuters, Peter Mumba, secrétaire général du ministère de l?Intérieur.
Ressortissant britannique, Aswad a été arrêté le 20 juillet en Zambie pour ?activités terroristes? et ?infractions aux règles de l?immigration?. Selon des médias, il aurait joué un rôle dans la préparation des attentats du 7 juillet à Londres, qui ont fait 52 morts en plus des quatre membres du commando suicide. Mais d?après une source policière, il ne semblerait pas y avoir été impliqué.
Le président zambien Levy Mwanawasa avait annoncé mercredi qu?Aswad allait être extradé vers la Grande-Bretagne, mais sans avancer de date. Après son arrivée en Grande-Bretagne, il sera sans doute extradé vers les Etats-Unis où il est recherché et soupçonné d?avoir tenté de créer un camp d?entraînement pour djihadistes dans l?Orégon, a-t-on déclaré de source policière. Interpol a indiqué la semaine dernière qu?il avait émis un mandat d?arrêt contre lui au nom des Etats-Unis, ce qui a entraîné son arrestation.
<B>Réclusion à perpétuité</B>
Par ailleurs, les enquêteurs londoniens ont annoncé samedi soir l?inculpation d?un des quatre auteurs présumés des attentats. Yassin Hassan Omar, 24 ans, est le premier des quatre principaux suspects à être inculpé. Ce ressortissant somalien vivant en Grande-Bretagne est poursuivi pour complot d?homicide, tentative d?homicide et détention d?explosifs. Pour chaque chef d?incul- pation, il est passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Omar a été arrêté le 27 juillet à Birmingham. Les agents avaient utilisé un pistolet paralysant Taser pour le neutraliser.
Vraisemblablement arrivé en Grande-Bretagne en 1992 à l?âge de 11 ans, il bénéficiait d?un permis de séjour permanent depuis mai 2000. Il est soupçonné d?être l?auteur de la tentative d?attentat à la station de métro Warren Street, l?une des trois stations visées, ainsi qu?un autobus à impériale, par les auteurs des attentats manqués du 21 juillet. Les trois autres auteurs présumés sont aussi sous les verrous : Muktar Said Ibrahim et Ramzi Mohammed ont été arrêtés à Londres, Hussain Osman alias Hamdi Issac est détenu à Rome.
Des enquêteurs s?y rendront demain pour l?interroger, a-t-on appris vendredi de source judiciaire italienne. Une source proche du dossier a affirmé que l?interrogatoire se fera en présence d?un juge italien, dans la prison de Rome où il est détenu. Il avait été arrêté dans la capitale italienne. ?Je crois que cet interrogatoire aura lieu à la prison Regina Coeli, où il est incarcéré.?
Selon son avocate, Isaac a avoué sa participation aux attentats manqués du 21 juillet, tout en précisant qu?il n?avait pas l?intention de tuer. Les explosions dans les transports en commun londoniens n?avaient fait aucune victime. Un tribunal italien procédera aux auditions et rendra son verdict sur l?extradition d?Isaac en Grande-Bretagne le 17 août.
D?après l?ambassade de Grande-Bretagne, si tous les recours en appel étaient épuisés et toutes les possibilités de reports exploitées, le processus d?extradition devrait aboutir début décembre.
Les attentats ratés avaient été commis exactement deux semaines après les attaques du 7 juillet. Les quatre plastiqueurs avaient également péri dans l?explosion de leurs charges, quasi simultanée dans les stations de métro d?Aldgate, d?Edgware Road et de Russell Square. La quatrième explosion s?était produite environ une heure plus tard à l?étage d?un autobus à impériale au niveau de Tavistock Square.
<B>Plus inspirés que dirigés par Al-Qaïda</B>
Si Scotland Yard a rapidement avancé dans l?enquête sur les attentats du 21, personne en revanche n?a été placée en détention dans l?enquête sur les attentats du 7. Or, il semble évident pour les spécialistes des questions de sécurité que les quatre membres du commando suicide (les Britanniques d?origine pakistanaise Mohammad Sidique Khan, Shehzad Tanweer et Hasib Hussain et Britannique d?origine jamaïcaine Lindsay Germaine) ont bénéficié d?un soutien.
Mais les enquêteurs n?ont pas établi s?ils avaient disposé de cet appui au Royaume-Uni ou à l?étranger. Et si leur mode opératoire les relie aux actions revendiquées par le réseau islamiste Al-Qaïda ou les organisations s?en réclamant, le Sunday Times a rapporté hier qu?aucun lien direct n?a été mis au jour entre le commando du 7 juillet et des organisations terroristes connues.
Citant des responsables de la police et de l?antiterrorisme britanniques, le journal écrit que les enquêteurs en concluent que les plastiqueurs étaient des ?terroristes non affiliés? plus inspirés par Al-Qaïda que dirigés par la nébuleuse islamiste. ?Il semblerait que ces hommes se soient simplement réunis par eux-mêmes pour faire ce qu?ils ont fait?, indique un haut responsable de la police britannique.
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