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Sept sous-mariniers russes secourus dans le Pacifique

8 août 2005, 00:00

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Avec l?aide de la marine britannique, un mini-sous-marin russe enserré dans des câbles depuis trois jours au large de la presqu?île du Kamtchatka a été remonté à la surface hier avec ses sept membres d?équipage dont les réserves d?oxygène diminuaient.

?L?opération est terminée. A 07h17, le sous-marin a refait surface. L?équipage a ouvert lui-même l?écoutille?, a annoncé le contre-amiral Vladimir Pepeliaev à la télévision nationale. Il a précisé que les marins avaient été placés à bord d?un navire de sauvetage afin d?être hospitalisés dans la ville portuaire de Petropavlovsk-Kamtchatski pour examens. ?D?après nos informations, les médecins jugent leur état satisfaisant. Ils n?ont requis aucun traitement particulier?, a-t-il ajouté.

<B>Traumatisme et critiques</B>

Les câbles qui retenaient sous l?eau le ?Priz?, à 190 mètres de profondeur, ont été sectionnés par un robot sous-marin dépêché sur les lieux par la marine britannique.

Ce dénouement a mis fin à une course contre la montre engagée pour sauver les sept hommes, menacés d?asphyxie par les réserves limitées en oxygène de leur mini-sous-marin AS-28 qui était bloqué depuis jeudi à une profondeur de 190 mètres sous la surface du Pacifique.

?Compte tenu des réserves d?air, l?opération de secours doit être achevée dans les prochaines vingt-quatre heures?, déclarait samedi soir le contre-amiral Pepeliaev à la télévision. L?AS-28 avait été pris au piège lors de manoeuvres, son hélice s?étant prise dans un câble d?antenne d?une station électronique sous-marine de surveillance du trafic maritime, une structure lourde solidement fixée par deux ancres. Une première tentative de remorquage du bathyscaphe dans des eaux moins profondes avait échoué samedi.

Le submersible a pu être débloqué par l?intervention du Scorpio, véhicule robotisé et commandé à distance de la marine britannique, qui a sectionné les câbles qui le retenaient prisonnier. Les Etats-Unis avaient également dépêché sur zone des engins de secours.

L?accident, qui s?est produit jeudi mais n?a été rendu public que le lendemain, avait ravivé les plaies de la catastrophe du ?Koursk?, cinq ans plus tôt. Ce sous-marin nucléaire avait coulé en août 2000 en mer de Barents avec 118 membres d?équipage à bord. Aucun n?avait survécu.

?Comme il y a cinq ans, les autorités maritimes ont fait preuve de lenteur dans l?annonce de l?incident et ont longtemps insisté sur le fait que les marins avaient suffisamment d?air et de nourriture, et que les communications avec eux étaient bonnes?, dénonçait samedi le Kommersant. ?Dans les deux cas, la marine a prouvé qu?elle était incapable de gérer ces opérations du fait d?un manque d?experts et d?un équipement défaillant?, poursuivait le quotidien.

En 2000, Vladimir Poutine n?avait pas pris la peine d?interrompre ses vacances. Cette fois, s?il n?a pas commenté publiquement ce nouvel incident, le président russe avait envoyé son ministre de la Défense, Sergueï Ivanov, dans la péninsule du Kamchatka pour coordonner les opérations de secours.

<B>Oliver BULLOUGH

Meg CLOTHIER</B>

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