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Boodhoo commente la crise politique

3 août 2005, 00:00

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Il se dit prêt à parler au président de la République, Sir Anerood Jugnauth. Harish Boodhoo a commenté hier, pour la presse, la crise au sommet de l?Etat. Son ?sixième sens ? lui donne le sentiment qu?il peut aider à décanter la situation. Mais il met en garde le Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour qu?il respecte l?institution qu?est la présidence.

Harish Boodhoo estime que le gouvernement a mal débuté. ?Ena karapat, marchan ladrog ek voler pe fer letour pou kagn ene post.? Il dit ne pas regretter de ne pas avoir participé à la campagne électorale. S?il avait mené campagne contre l?Alliance sociale, elle aurait mordu la poussière le 3 juillet. Il affirme qu?il aurait pu faire la balance en faveur du MSM-MMM dans au moins six circonscriptions. ?Mo ti atan ki Navin Ramgoolam ti pou telefon moi et remerci moi ki mo pas fin particip dan eleksion .?

Il estime que Ramgoolam n?a pas changé. ?Divin parey zis bouteil ki fin sanze.? Il fait les éloges de Paul Bérenger, qui aurait perdu les élections à cause de la ?campagne communale menée contre sa personne ?, l?arrogance du pouvoir et l?amateurisme du campaign committee.

De plus, Boodhoo dit avoir écrit au commissaire de police, hier. Il fait état de menaces contre sa personne, proférées au téléphone de manière anonyme depuis dimanche. ?A la suite de l?attaque injuste du Premier ministre contre ma personne, ma vie est en danger.? Boodhoo affirme que Ramgoolam a menti en disant qu?il complote avec Bérenger et SAJ ?pour mettre les bâtons dans les roues ? du gouvernement. Il dit n?avoir pas parlé à Bérenger depuis plus de deux ans et demi et au président depuis au moins cinq ans et demi.

Harish Boodhoo déplore le boycott de son journal, Sunday Vani, par le gouvernement, via, notamment, l?annulation des publicités. Il évoque par ailleurs la campagne contre Vijay Makhan, le secrétaire aux Affaires étrangères pour le déloger.

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