Publicité
Tianli Spinning quintuple sa production de fil
Par
Partager cet article
Tianli Spinning quintuple sa production de fil
Elle dévide sa bobine à une vitesse accélérée. D?ici la fin du mois, la production de fil en coton de la filature de Tianli Spinning Mauritius va quintupler. A son entrée en opération à Belle-Rive, Quartier-Militaire, en 2003, Tianli Spinning produisait 2 500 tonnes de fil annuellement. Avec cette extension, sa production passera à 13 000 tonnes par an.
L?extension de la filature a nécessité des investissements de Rs 720 millions. Les travaux ont commencé en septembre de l?année dernière. Ils sont terminés depuis quelques semaines déjà. Mais les nouvelles machines ont été installées fin juillet. Cet agrandissement porte à Rs 1 milliard le montant total des investissements de cette filature chinoise à Maurice.
?Grâce à ces nouvelles machines, nous allons améliorer considérablement la qualité de nos produits. Les premiers tests sur nos nouvelles chaînes de production ont donné des résultats concluants. Nous sommes confiants que ce sera de qualité internationale?, dit Allan Wong, Marketing Manager de la filature.
Les machines viennent de Chine, du Japon, des Etats-Unis et d?Europe. La grosse partie de la production de fil en coton est vendue à des entreprises locales qui exportent des produits textiles vers l?Europe et les Etats-Unis. Le reste est exporté vers l?Afrique du Sud. Mais avec l?augmentation de sa capacité de production, la filature compte accroître le volume de ses exportations.
Tianli Spinning emploie actuellement 210 personnes, des ouvrières chinoises pour la plupart. Elle est à la recherche d?une centaine d?autres travailleurs mauriciens immédiatement. Mais, pour l?instant, ses démarches n?ont pas abouti.
?L?opération d?une filature est capital intensive, et non labour intensive. Nous avons mis des annonces dans les journaux pour l?embauche des opérateurs, mais cela n?a pas été de grande utilité. Trouver des travailleurs additionnels nous donne le mal de tête.? Allan Wong explique ?qu?une trentaine de personnes seulement se sont présentées pour l?inscription, sur les 100 dont nous avons besoin immédiatement?.
La direction a même demandé à des membres de son personnel d?aller dans des villages avoisinants pour les recrutements. ?Là aussi, cela n?a pas donné les résultats attendus. Il n?y a que deux filatures à Maurice, celle de la Compagnie mauricienne de textile et nous. Mais ce n?est pas le même type d?opérations. Il est difficile de trouver des travailleurs qualifiés pour la filature. Nous donnons une formation à ceux qui sont recrutés.?
<B>Flexibilité</B>
Allan Wong explique que son entreprise souhaite que toute la chaîne de production textile soit regroupée à Maurice. ?Nous voulons aider le secteur textile mauricien à être verticalement intégré.?
La dérogation du third country fabric sous l?African Growth and Opportunity Act ne représente pas une menace en soi pour les opérations de Tianli Spinning, car des usines mauriciennes préfèrent s?approvisionner auprès des filatures locales pour une meilleure réactivité et flexibilité. ?Si un client ouvre une lettre de crédit, cela prend du temps d?attendre que le bateau arrive de pays fournisseurs en fil de coton étrangers. Or, aujourd?hui, nous mettons nettement moins de temps pour approvisionner ce client en matières premières?, explique Allan Wong. La dérogation permet l?importation des tissus de n?importe quel pays pour la confection de vêtements, tout en bénéficiant d?un accès hors taxes sur le marché américain.
A cause des problèmes dans le secteur textile, d?autres projets de filatures ont été mis en veilleuse, à l?instar de celui du groupe Star Knitwear Ltd avec un groupe pakistanais ou du joint-venture Fuel?Sanghi d?Inde. La consommation de fil à Maurice est d?environ 40 000 tonnes par an.
Publicité
Publicité
Les plus récents