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La MHC met en vente six maisons saisies

2 août 2005, 00:00

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La Mauritius Housing Company Ltd (MHC) ne compte pas baisser les bras devant les mauvais payeurs. Elle a décidé de mettre en vente six maisons saisies. Leurs prix varieraient entre Rs 300 000 et Rs 1,5 million.

Ces maisons se trouvent à Curepipe, Floréal, Terre-Rouge, Goodlands et Flacq. La MHC les a achetées lors d?une vente à la barre en cour, car les propriétaires éprouvaient des difficultés pour honorer leurs obligations envers la compagnie.

Celle-ci accorde des facilités de prêt aux nouveaux acquéreurs, en tenant compte de leur capacité de remboursement et leur âge. La priorité est accordée à celui qui fera l?offre la plus élevée. Un dépôt minimum de 10 % du prix d?achat est obligatoire.

D?ici la fin de l?année, la MHC lancera deux ou trois autres appels d?offres pour la vente d?autres maisons saisies, pour des raisons de transparence. Car de janvier à juin, dix maisons ont été saisies. Trois à quatre ans s?écoulent normalement entre le moment où les procédures légales sont initiées contre le client jusqu?à la saisie. Les ventes de ces dix maisons seront effectuées au fur et à mesure qu?elles seront évacuées par leurs occupants.

Avant de mettre une maison en vente à la barre, plusieurs étapes sont suivies. Des rappels sont envoyés aux clients concernés. Il y a des arrangements pour essayer de faciliter le remboursement des prêts contractés.

?Jusqu?à la veille de la vente à la barre, nous poursuivons les négociations. Si un client est désireux de régulariser sa situation, nous demandons à notre avoué de la reporter. Quelque 60 % des arrangements sont généralement respectés?, estime Ramakrishna Mudaliar, directeur suppléant à la MHC.

?Mais si, finalement, la maison est vendue à la barre, c?est qu?il n?y a eu aucun effort réel du client pour la sauver, souligne-t-il. Il y a eu même une maison vendue dans le passé dont le prix a dépassé Rs 1,5 million. La vente à la barre est vraiment le dernier recours. ça prend trois à quatre ans avant que la saisie d?une maison ne soit effectuée?.

Arrérages de Rs 200 millions

Cette vente est ensuite suivie des procédures d?ordre d?éviction avant le recours à l?appel d?offres pour la vente de la maison au plus offrant. Depuis la création de la MHC il y a 42 ans, quelque 175 maisons ont été saisies et revendues.

?Cela représente un faible pourcentage du nombre de clients de cette institution, mais il nous faut préserver les intérêts de l?institution et des clients.

La MHC gère actuellement un portefeuille de 37 000 clients, et a aidé quelque 75 000 personnes à devenir propriétaires d?une maison au cours de son existence.?

La MHC compte 2 000 mauvais payeurs. Les arriérés accumulés se chiffrent à Rs 200 millions. La direction est ?convaincue? que dans 80 % des cas, un arrangement sera trouvé.

?Nous avons une responsabilité sociale. Nous faisons tout pour aider les clients. Mais nous devons aussi gérer la compagnie d?une façon saine. Il y a cet équilibre à tenir en considération. Nous avons des responsabilités envers nos clients, les actionnaires, le gouvernement, le public et nos employés. Il faut parvenir à satisfaire les attentes de toutes ces personnes.?

La MHC a toujours été profitable. Pour l?année financière 2004-2005 ses profits sont estimés à Rs 150 millions, contre Rs 140 millions pour 2003- 2004. ?Si les profits sont restés presque au même niveau, c?est dû dans une certaine mesure à la compétition venant des banques. En l?espace de 18 mois nous avons eu à baisser de 12,5 % à 7,5 % le taux d?intérêt pour la première année?, explique Ramakrishna Mudaliar.

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