Publicité

Un nouvel élan politique pour la COI

24 juillet 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Que vive la Commission de l?océan Indien ! C?est le souhait exprimé, hier, par Jacques Chirac, unanimement appuyé par les quatre autres chefs d?État de la COI, à l?issue du sommet de Madagascar.

Outre Jacques Chirac (président français), Marc Ravalomanana (président de Madagascar et président en exercice de la COI), Navin Ramgoolam (Maurice), James Michel (Seychelles) et Azali Assoumani (Comores) saluent dans la déclaration finale, « l?adoption de nouvelles orientations stratégiques qui refondent le pacte politique initial à l?origine de la COI ». Ils se sont engagés à renforcer leur coopération dans le cadre de ces orientations.

La COI a fait, vendredi, un pas de plus dans sa nouvelle orientation stratégique pour résister aux vagues de la mondialisation ? terme souvent évoqué pour justifier le rôle que doit jouer la Commission. Elle a signé un accord de coopération (révisé) avec le Marché commun de l?Afrique orientale et australe (Comesa). Un autre texte de complémentarité est en chantier, afin de faciliter les échanges commerciaux avec la Communauté de développement de l?Afrique australe (SADC). « On va dans une phase concrète d?intégration du bloc régional », explique Prega Ramsamy, secrétaire exécutif de la SADC.

En effet, si la COI a été incapable jusqu?ici d?accroître de manière significative les échanges commerciaux entre les cinq États membres (qui stagnent à moins de 5 %), outre les intérêts divergents et les disparités économiques, cela est dû à l?absence d?une masse socio-économique.

« Dans un monde qui est celui de l?ouverture, de la globalisation des échanges, de la diffusion sans obstacles des idées et des cultures, le repli sur soi, dans un cadre étroit, condamne à rester en marge du mouvement », a fait ressortir Chirac à l?ouverture du sommet. Le président malgache, dont le pays se débat pour venir à bout de la pauvreté, a plaidé pour une approche « pragmatique » de la Commission, afin que les économies de la zone ne restent pas à l?écart du développement dans un contexte de mondialisation.

La défense des intérêts communs des États membres passe aussi par une coopération concrète face aux menaces communes (protection de l?environnement, catastrophes naturelles, lutte contre le terrorisme, trafic de stupéfiants), souligne par ailleurs la déclaration finale.

Ainsi, le sommet a mis en place une plate-forme pour améliorer les échanges en matière de police judiciaire, a déclaré le Premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam, à la conférence de presse. Il a présidé le Forum intitulé « Assurer l?insertion économique de la COI dans un contexte mondialisé en mutation ».

Des secousses jusque dans l?océan Indien

La presse, en grand nombre, surtout à cause de la venue de Jacques Chirac, s?était préparée à interroger les chefs d?État sur divers sujets d?actualité ? évaluation du danger terroriste dans la région, menaces sur les pays ACP quant à la réforme sucrière. Elle est restée sur sa faim. Contre toute attente, Marc Ravolamanana a mis fin à la conférence de presse. Et ce, après la toute première question. Ce qui a frustré nombre de journalistes, d?autant que les forums de discussion se tenaient à huis clos.

Ce sommet d?un jour a été marqué par l?impressionnant dispositif de sécurité mis en place. Les attentats de Londres provoquent des secousses jusque dans l?océan Indien?

Publicité