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Les squatters exigent des garanties pour partir

18 juillet 2005, 00:00

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Si les squatters de Cité-La-Cure ont laissé entendre hier qu?ils pourraient accepter les propositions du gouvernement, ils ont tout de même souhaité y ajouter leurs conditions. En sus d?une demande de rencontre avec ?les autorités compétentes?, ils expliquent qu?ils n?évacueront pas les appartements de la National Housing Development Company (NHDC) avant ?la finalisation du dossier?. Il est donc clair que l?ultimatum du gouvernement ne sera pas respecté à moins que les squatters ne soient fixés sur leur sort avant mercredi.

Le nombre de squatters qui occupent illégalement les maisons de la NHDC à la Cité-La-Cure fluctue depuis l?arrivée du premier lot, le 5 juillet. De 120 au départ, le chiffre tourne actuellement autour de 93. Lors d?une rencontre mercredi dernier avec des représentants de la NHDC et du ministère des Terres et du Logement, le groupe de coordination des squatters affirme avoir reçu trois propositions. ?Des négociations pour ceux ayant déjà un compte de Plan épargne-logement (PEL), une aide du Trust Fund for the Social Integration of Vulnerable Groups (TFSIVG) pour ceux qui opteraient pour un terrain et, finalement, une aide du TFSIVG pour ceux qui opteraient pour une maison du type Firinga?, rappelle la travailleuse sociale Marie Lilette Edmond, qui assiste les squatters dans leurs démarches.

Elle explique aussi que ces propositions ont été ?analysées? par les squatters, surtout depuis que les autorités ont rejeté les leurs. Ils demandaient notamment de ?réduire la caution et le coût des maisons pour permettre aux vrais nécessiteux d?avoir un toit pour leurs familles?. Le n?ud du problème reste sim-ple : ils ne seraient pas disposés à quitter les maisons de la NHDC avant de pouvoir emménager dans d?autres. Ils exigent, en outre, que le gouvernement s?engage à respecter ces promesses ?sur papier?. Optimistes, ils voudraient négocier avec les autorités pour déterminer si les squatters qui possèdent ?de petits moyens financiers? peuvent rester dans les maisons de la NHDC pour les payer ?plus tard?. Pour les plus démunis, ils revendiquent ?une facilité appropriée pour avoir un terrain de la localité dans l?immédiat?.

Mais les squatters voudraient aussi savoir où ils vivront jusqu?à ce qu?ils emménagent dans une nouvelle maison. S?ils optent pour les maisons du type ?Firinga?, où seront-elles situées car il n?en existe aucune dans la région ? Et ainsi de suite. Car les squatters confient volontiers que les habitants de la cité ont fait preuve de beaucoup de solidarité à leur égard et que, pour cette raison, ils se sentent désormais chez eux là-bas. 2 000 squatters occupent actuellement des maisons de la NHDC à travers le pays. L?ultimatum du gouvernement, prolongé d'une semaine, expire le 20 juillet.

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