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Arvin Boolell plaide devant l’UE
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Arvin Boolell plaide devant l’UE
Le ministre de l’Agro-industrie, Arvin Boolell entame aujourd’hui la ligne droite dans la course pour une réforme acceptable du régime sucrier de l’Union européenne (UE). Son objectif est de rallier les politiques européennes à la cause des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), en insistant que la réduction de 39 % du prix garanti du sucre entraînera des conséquences désastreuses.
Son intervention d’aujourd’hui est la première du porte-parole des ACP devant un parterre de députés venant de tous les États-membres de l’UE. Le discours cible les politiques. C’est à ce niveau que les arguments des ACP seront pris en considération, d’où l’inclusion d’une dose de social.
Le Protocole sucre, régissant les exportations des ACP vers l’Europe, est d’une durée indéfinie. Un des arguments mis en exergue par le bloc ACP est l’aspect “irrévocable” de cet accord. Arvin Boolell insiste que “le Protocole sucre a une dimension politique d’abord et un aspect commercial ensuite”.
Les ministres de l’Agriculture européens se réunissent lundi pour discuter de la réforme mise en avant par la commissaire Mariann Fischer Boel. Unanimes à reconnaître la nécessité des mesures d’accompagnement, ils ne sont pas en faveur d’une réduction si drastique du prix garanti. Des 25 membres, dix tiennent un langage quasi similaire à celui des ACP. L’Espagne, faisant partie des contestataires, a d’ailleurs signé une déclaration commune avec le bloc ACP.
De fait, une des attributions de cette mission de “longue haleine” est la consolidation des liens avec les pays-amis “traditionnels”. “Il s’agira de leur expliquer haut et fort l’impact désastreux de la baisse, leur montrer que nous sommes toujours avant-gardistes”, a affirmé le ministre de l’Agro-industrie avant son départ.
Qui plus est, les ACP disposent déjà du soutien indéfectible des députés Joseph Daul et Jean-Claude Fruteau. Au nom de la commission de l’agriculture, le 23 février 2005, ils ont déposé une proposition de résolution. Entre autres, elle postule pour que “cette réduction soit limitée au strict nécessaire pour atteindre et maintenir dans l’UE une production durable, performante et solide dans le respect des règles de l’OMC”.
<B>Soutien total aux planteurs</B>
Dans sa nouvelle approche, le ministre de l’Agro-industrie évoque l’axe Port-Louis-Bruxelles-Genève (le quartier général de l’OMC se trouve dans la capitale suisse). Une carte à jouer à l’avenir, de par les cadres édictés pour le traitement préférentiel, serait d’inclure le sucre comme “produit sensible”.
Alors que sur le terrain, les pays en danger serrent les rangs, il nous incombe de faire preuve de “responsabilité collective”, plaide le ministre de l’Agro-industrie. Il insiste sur une réduction des coûts administratifs dans les propriétés.
Sur le plan local, Arvin Boolell affirme que le nouveau régime apportera “le soutien total à la communauté des planteurs”. “Nous aurons une politique de topping up qui palliera les déficits découlant de la réforme. Nous militerons pour le regroupement”¸ ajoute encore le ministre.
Hormis la dimension sociale “très importante”, de par le Blue print et le plan de retraite volontaire, le ministre évoque l’urgence de développer une industrie de la canne, le “clustering”. Une industrie où l’accent sera mis sur la production d’éthanol, où la fourniture énergétique se fera à partir de la bagasse, mais avec une participation des petits planteurs. Toutefois reste une grande question : où trouver l’argent ?
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