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“Un record en sursis”
● <B>La concurrence cette saison est-elle la plus forte que vous ayez connue ?</B>
— Les années précédentes, il y avait un ou deux adversaires au sommet. Cette saison, nous sommes quatre ou cinq à la lutte.
Les résultats sont si serrés, les différences se comptent en centièmes et chacun peut gagner à chaque compétition. Je ne sais pas pourquoi il y a tant de bons résultats. Probablement la motivation : celle des jeunes pour me battre et la mienne pour résister. Je serais surpris si le record du monde (NdlR : 12.91 par le Britannique Colin Jackson, en 1991, égalé par Liu Xiang en finale olympique) n’était pas battu d’ici la fin de la saison.
● <B>Comment vous enrichissez-vous de cette rivalité ?</B>
— Je pense beaucoup à la course précédente, que je perde ou que je gagne, pour comprendre les erreurs à ne plus commettre. Toutes ces compétitions servent à emmagasiner de l’expérience dans la perspective des Championnats du monde (Helsinki, 6-14 août). Je regarde déjà ce que je fais, je me concentre sur moi-même, mais j’analyse aussi la course de ceux qui ont gagné.
● <B>Comptez-vous continuer jusqu’à Pékin pour les JO2008 ?</B>
— J’ai planifié ma carrière jusqu’à Pékin et peut-être un an après. La principale raison de ma longévité ? C’est que j’aime la compétition. Je trouve, année après année, un nouveau challenge pour me motiver. Cette saison, il y a les Mondiaux. Ils sont programmés. Le record du monde, c’est plus aléatoire.
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