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Boonen, tome 2

5 juillet 2005, 00:00

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Au bout de la ligne droite considérée comme la plus belle du monde cycliste, le coureur de la Quick-Step a surgi dans les derniers mètres pour battre l’Autrichien Peter Wrolich et l’Australien Stuart O’Grady. Son compatriote Robbie McEwen, qui a franchi la ligne en troisième position, a été déclassé par les commissaires de course pour avoir donné un coup de tête à O’Grady dans l’emballage final.

En l’absence d’Alessandro Petacchi, d’Oscar Freire et d’Erik Zabel, le Belge de 24 ans réussit un sans faute dans ce début de Tour. Victorieux aux Essarts dimanche, Boonen a enlevé sa deuxième victoire consécutive dans la Grande Boucle, la quatrième de sa carrière après celles conquises l’an passé.

Ce succès lui permet de conforter son maillot vert de leader au classement par points, une distinction qu’il espère conserver jusqu’aux Champs-Élysées. “Je suis très content d’avoir ce maillot et je vais essayer de le garder jusqu’au bout. Il y a encore quatre ou cinq jours pour prendre des points avant la montagne”, a-t-il dit. “Je passe plutôt bien en montagne et je sais que pour les autres sprinteurs c’est difficile aussi et que cela ne sera pas évident pour qu’ils prennent des points après cette semaine.” “Par contre, demain, je m’attends à une journée très dure”, a-t-il ajouté.

<B>Deux secondes</B>

Boonen devrait en effet céder la vedette aux grands favoris aujourd’hui, la bataille pour le maillot jaune reprenant ses droits dans le contre-la-montre par équipes sur 67,5 km entre Tours et Blois. L’enjeu sera pour les CSC de maintenir la précieuse tunique sur les épaules de l’Américain David Zabriskie, auteur d’un CLM étourdissant samedi à Noirmoutier.

La formation de Bjarne Riis s’est dit déterminée à se battre jusqu’au bout pour frustrer les espoirs de Lance Armtrong et de Discovery Channel. “Je commence à m’habituer à ce maillot”, a commenté Zabriskie. “Lance est venu me féliciter. J’aimerais bien conserver ce maillot mais deux secondes d’avance ce n’est pas beaucoup.”

L’étape d’hier qui s’achevait sur la plus longue avenue du monde cycliste était promise à un sprint massif mais cette perspective ne décourageait pas le Néerlandais Erik Dekker. Le coureur de la Rabobank, vainqueur de la classique Paris-Tours en 2004 au terme d’une longue échappée, tentait de rééditer son exploit de l’an passé.

Il s’échappait au 25e kilomètre en compagnie du Suisse Rubens Bertogliati, appelé de dernière minute pour remplacer Inigo Cuesta, malade, et du Français Nicolas Portal pour un superbe baroud d’honneur. Dekker n’était repris qu’à deux bornes du but.

Dans cette entreprise, le Français Thomas Voeckler perdait son maillot à pois de meilleur grimpeur au profit du Néerlandais qui, à défaut d’une cinquième victoire d’étape dans le Tour, s’offre un lot de consolation.

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