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Le Sénégal en mauvaise posture

19 juin 2005, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

En faisant match nul contre le Togo (2-2) à Dakar samedi, le Sénégal, qui avait battu la France championne du monde lors du match d'ouverture du Mondial-2002, a hypothéqué ses chances de se qualifier pour la seconde fois consécutive pour le Mondial de football.

Les “Lions”, qui ont raté un grand nombre d'occasions en première mi-temps, ne doivent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Dans cette partie où chaque formation a eu sa mi-temps, l'équipe togolaise a été plus réaliste.

Les Sénégalais, qui jouaient leur avenir dans cette compétition, ont encore deux points de retard sur les Togolais.

Avec les derniers matches qui restent, on ne voit pas comment les “Eperviers”, qui vont affronter en septembre le Liberia à domicile et en octobre le Congo à Brazzaville, pourraient laisser échapper cette occasion unique de se qualifier pour une Coupe du monde.

Avec la victoire de la Zambie sur le Mali (2-1) qui fait reculer d'un cran les Sénégalais, désormais 3e, la tâche s'avère encore plus difficile pour les “Lions”, d'autant plus qu'ils rendront visite à la Zambie lors de la prochaine journée.

A l'issue du match de samedi, le Togo occupe la première place avec 17 points, suivi de la Zambie(16 points) et le Sénégal (15 points). Ainsi, les quarts de finalistes de la dernière Coupe du monde qui étaient sur un nuage depuis 2002, ratent pratiquement l'occasion d'aller au prochain Mondial de 2006 en Allemagne.

C'est un énorme gâchis au regard du potentiel dont dispose cette équipe composée essentiellement de professionnels jouant dans les grands championnats européens, France, Angleterre et Italie.

Les conséquences socio-politiques sont énormes, car l'équipe nationale est le grand fédérateur de toutes les couches sociales du Sénégal. Au plan économique, un grand “business” va s'arrêter pour les sponsors.

L'entraîneur français Guy Stephan, qui lui aussi jouait son destin à la tête des “Lions”, voit ses espoirs de rester s'amenuiser, d'autant qu'il était toujours contesté depuis la Coupe d'Afrique des nations 2004 en Tunisie.

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