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Il n?y a pas d?âge pour aimer
Mémoire de mes putains tristes, le titre est politiquement incorrect. Et si les personnages déroutent, l?histoire envoûte. Ce petit conte est un manifeste pour une vieillesse ardente, une glorification de l?amour fou. Il raconte l?histoire d?un vieillard et d?une vierge, loin des étiquettes de sagesse et de pureté qu?on leur attribue d?habitude. Toute sa vie, le narrateur, qui vit dans une grande maison coloniale héritée de ses parents, s?est enorgueilli de n?avoir jamais couché avec une femme sans la rétribuer. En fait, il n?est jamais tombé amoureux. Mais au crépuscule de sa vie, le vieux libertin découvre les tourments de Cupidon. Son embrasement tardif arrive le jour où il réclame une jeune vierge dans un bordel qu?il avait fréquenté autrefois. Lorsqu?il découvre la jeune fille de quatorze ans, se produit alors le miracle qu?il n?attendait plus : alors qu?il s?apprête à entrer dans le monde de la nuit, son insatiable passion du sexe se métamorphose en ce que l?on appelle l?amour. Mais ce qui prime surtout dans ces confessions d?un nonagénaire dont l?ultime désir est de mourir centenaire et amoureux, c?est la revendication jubilatoire de l?amour et de la passion, quels que soient l?âge et les circonstances.
Dramatique par moments, avec une pointe d?humour et de poésie à d?autres, préparez-vous à pénétrer dans les errements d?un vieux Casanova. « Nous sommes vieux [?]. L?ennui c?est qu?au-dedans on ne le sent pas, mais qu?au-dehors tout le monde le voit », affirme le narrateur. Voilà matière à réflexion.
En vente chez Bookcourt de Trianon à Rs 525.
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