Publicité
L?IBA encore égratignée
«Si l?on désire une couverture vivante des élections, on ne peut exiger du journaliste qu?il sache qui il va interroger 48 heures plus tard ». C?est cette fois un grand nom de la presse qui le dit. Ancien rédacteur en chef adjoint du Guardian et responsable de la faculté de journalisme de l?université de Sheffield, le professeur Peter Cole intervenait lors d?une conférence vendredi.
Peter Cole commentait la couverture médiatique des élections générales du 5 mai dernier au Royaume-Uni pour la presse locale et a ouvert une parenthèse sur les élections du 3 juillet. Il n?a pas caché son étonnement des consignes proposées aux radios pour la couverture des législatives.
Il s?est dit particulièrement intrigué par la rhétorique de l?IBA, en particulier la phrase qui se lit ainsi dans les directives : « Broadcasters should be guided by what the public has a right to know and should not have freedom to decide what the public should know. » Qui décidera de ce que le public a le droit de savoir et qui décidera de ce que le public devrait savoir, s?est-il demandé.
L?ancien journaliste s?est demandé si les médias ont besoin de directives pour savoir qu?ils « doivent rechercher l?information au lieu de compter sur les partis politiques ». Il a affirmé, lapidaire : « Je n?ai jamais rencontré de journaliste peu enthousiaste à aller rechercher l?information » et qui passe son temps assis dans l?attente d?un contact qui lui dira quoi écrire.
L?estocade finale: « Ce long document contient encore un nombre important de telles choses et je me pose des questions quant à son utilité. » Et une litote en guise de chute:
« Mais je ne fais ici que donner mon opinion. »
Publicité
Publicité
Les plus récents