Publicité

Les opérateurs du port franc grincent des dents

11 juin 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

«Nous voulons tout simplement que les procédures appliquées par la SGS soient assouplies», affirme Hornali Pirbhai un opérateur du port franc. Et ils sont plusieurs à le demander. Ils estiment que les procédures d?inspection des marchandises vers Madagascar appliquées par la Société générale de surveillance (SGS) sont trop contraignantes.

La Freeport Operators Association (FAO) monte au créneau. Il dit ne pas vouloir remettre en cause la décision du gouvernement malgache qui veut que les marchandises soient contrôlées avant d?être exportées. «Nous ne sommes pas contre la décision du gouvernement qui est tout à fait légitime. Mais c?est la manière de procéder de la Société générale de surveillance qui n?est pas correcte», explique Hornali Pirbhai.

En fait, depuis janvier de cette année, la SGS mandatée par les autorités malgaches, assiste à l?empotage des conteneurs et à l?apposition des scellés sur les conteneurs en partance pour la Grande Ile. Madagascar veut, en ce faisant, avoir un meilleur contrôle des marchandises importées, de même que sur les recettes fiscales.

Mais pour Hornali Pirbhai, les contrôles sont beaucoup trop stricts. Les opérateurs sont dans l?obligation de dépoter leurs conteneurs de transbordement complètement pour que les marchandises soient accessibles aux inspecteurs de la SGS, explique-t-il. Et le dépotage d?un conteneur coûte Rs 2 100. Les opérateurs peuvent débourser plus de Rs 2 000 par heure au-delà des heures convenues par la SGS si l?inspection va au-delà des horaires prévus. Conséquences : «Ces inspections provoquent un retard dans l?expédition des marchandises, en particulier les conteneurs de transbordement. Et cela nuit à l?activité du port franc», explique Hornali Pirbhai.

L?ex-directeur des douanes malgaches, Gérard Ramihone, avait fait le déplacement à Maurice en février pour s?enquérir de la situation. Il avait alors rassuré les opérateurs, en promettant des inspections plus souples. Mais il semblerait que le problème n?a pas été résolu.

Interrogé, le directeur de la SGS à Maurice, Dimitri Schaub, est d?un avis contraire. «La SGS est une société reconnue mondialement.

Nous ne faisons qu?appliquer les règles internationales. Il y a une poignée d?opérateurs du port franc qui ne veut tout simplement pas se plier à la règle du jeu.»

Madagascar est le marché d?exportation principal du port franc mauricien avec un volume d?exportation de 49 000 tonnes et une valeur d?exportation de plus de Rs 2 milliards. Cela représente 29 % du chiffre d?affaires d?exportation totale pendant l?année financière 2003-2004. La majorité des petits opérateurs du port franc, exporte principalement vers Madagascar et fait déjà face à la concurrence féroce de la Chine, de Singapour, de la Malaisie de l?Afrique du Sud.

Publicité