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“The ring 2”

10 juin 2005, 00:00

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Dans le tout premier Ring, tourné par Hideo Nakata au Japon en 1998, ce n’était pas le fantôme de la jeune fille qui tuait à travers la cassette-vidéo hantée, c’était la peur elle-même. On peut donc comprendre la déception suscitée par cette réalisation de Gore Verbinski, avec sa vision simpliste et ses effets numériques. Celle-ci n’a ni la saveur et encore moins le charme poétique de l’original. En plus du sujet inédit, tout dans le premier Ring reposait sur l’ambiance lugubre, et la peur de la peur : cette frayeur que causait la sonnerie du téléphone annonciatrice de mort imminente. Ce qui frappait aussi, c’était l’absence totale d’effets spéciaux (genre images numériques) ; tout juste quelques trucages à peine plus sophistiqués que ceux de Méliès. Le cinéma retrouvait un peu de son innocence perdue.

L’univers très particulier qu’a su créer Nakata, d’abord avec Ring, puis Ring 2 et Dark Water, pouvait donc très bien se passer des moyens offerts par Hollywood, mais d’un autre côté, il est difficile de reprocher au cinéaste de vouloir s’essayer à la grosse machine. On lui fera juste le reproche d’avoir été peu exigeant quant à son choix de scénario. Ring 2 n’est pas un remake de Ring 0 mais bel et bien une suite (assez mal) écrite par un certain Ehren Kruger et dans laquelle Rachel (Naomi Watts )et son petit garçon Aidan (David Dofrman) partis se réfugier dans une petite ville côtière sont toujours poursuivis par la malédiction. La cassette-vidéo hantée est toujours là, mais elle disparaît de l’histoire dès le début du film, pour faire place au fantôme de Samara (Daveigh) qui cherche à prendre possession du petit garçon. Le sujet d’une jeune mère célibataire et son enfant persécutés par une revenante a poussé certains à trouver que Ring 2 était un portrait mère-fils.

Naomi Watts a beau faire, son personnage est assez proche des héroïnes types de série B d’horreur américains. Non seulement elle passe une bonne partie du film à faire ce qu’il ne faut pas quand il ne faut pas, mais en plus elle n’arrête pas de traiter son enfant avec condescendance, répondant à son sang froid et à sa maturité par des attitudes parfois proches de la débilité.

L’attrait principal de ce premier film hollywoodien de Nakata n’est pas dans ces tableaux lourdingues, mais dans les quelques beaux moments d’effroi qu’il occasionne. Il a su utiliser à bon escient les gros moyens mis à sa disposition. Les techniques de l’imagerie numérique ne viennent pas nécessairement enrichir son univers ; il les a que très peu ou pas du tout utilisées auparavant, dans ses films japonais. On peut le lui reprocher, mais en même temps, il faut bien reconnaître que les scènes d’horreur sont très réussies dans ce film. Certaines sont spectaculaires à souhait (l’arbre de feu qui apparaît sur le mur du salon), d’autres sont esthétiquement très belles et d’autres encore font le caractère même du film.

Il aurait fallu une bonne histoire pour les relier entre elles. C’est justement ce qui fait défaut dans ce film.

<B>Montage</B>

Utilisé depuis les débuts du cinéma, le montage permet de remettre en ordre chronologique des séquences ou des plans, filmés selon les besoins ou les possibilités du tournage (ex. disponibilité du matériel, des décors, des acteurs etc.). A travers le montage, le réalisateur impose un rythme au film, établit des comparaisons ou des références et manipule les réactions des spectateurs et la durée d’une action.

La technique du montage – qui concerne aussi la bande sonore – a des règles bien établies, et certains, parmi les plus grands réalisateurs (ex David Lean, Robert Wise, et Alain Resnais) ont fait leurs débuts au cinéma comme monteurs, alors que d’autres, comme Sergei Einsenstein, ont su l’utiliser de manière originale et l’élever ainsi au niveau d’un art. Le meilleur montage (film et son) est récompensé chaque année d’un Oscar.

Le métier a longtemps été pratiqué par les femmes en France et par les hommes aux Etats-Unis, (les génériques de films semblent indiquer très peu de changement). Cependant,Thelma Schoonmaker (Gangs of New York, Raging Bull), qui travaille régulièrement pour Martin Scorsese, depuis Street Scenes (1970), a été récompensée pour The Aviator, et Michael Silvers and Randy Thom pour la bande sonore de The Incredibles.

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