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C?est l?explosion pour les parfums haut de gamme
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C?est l?explosion pour les parfums haut de gamme
Ça sent le succès du côté du marché mauricien de la parfumerie sophistiquée. C?est ce qu?indique Daoud Ingar, le managing director de Mado Parfums qui attribue cette relance à la baisse des taxes douanières.
?Nous avons enregistré une hausse dans les ventes lors de la fête des Mères, comparativement à celles de la Saint-Valentin et de Noël 2004.? En trois ans, la consommation a augmenté de 35 %, passant à Rs 128 millions l?an dernier contre Rs 96 millions en 2003 et Rs 92 millions en 2002.
Le marché cosmétique est toutefois confronté à la contrefaçon tout comme les produits textiles, les pièces de rechange et les accessoires informatiques. Dans les rues de Port-Louis, on offrait récemment en vente des contrefaçons de parfums de renom français, presque dans le même emballage, à Rs 300 le flacon alors que dans les originaux varient entre Rs 1 500 et Rs 2 000 chez Mado Parfums. Et, ce n?est que sur les senteurs que les acquéreurs se sont rendu compte, mais trop tard, qu?ils avaient été leurrés.
Marché parallèle énorme
?Il y a quelques jours, la douane a saisi 1 500 flacons de parfums contrefaits en provenance de Chine. C?est difficile de quantifier ce marché parallèle de la contrefaçon car les produits n?arrivent pas seulement dans des valises. Mais en tout cas, c?est un marché énorme?, dit Daoud Ingar.
La France reste incontestablement le principal fournisseur mauricien de parfums, eaux de toilette et autres produits cosmétiques. En 2004, quelque Rs 117 millions de produits de parfumerie en ont été importés. Les autres sources d?approvisionnement sont la Grande-Bretagne, l?Afrique du Sud, l?Italie, les Emirats Arabes Unis, la République populaire de Chine, l?Indonésie, l?Allemagne et l?Inde.
Les taxes élevées, en cours jusqu?au budget 2005-2006, ne facilitaient pas le développement du marché de la parfumerie. Certains importateurs, à l?instar de la société Mikado, se sont même retirés du marché. Mado Parfums est actuellement le seul à importer et à vendre des grandes marques parfum, à part de la Mauritius Duty Free Paradise (MDFP).
?Les Mauriciens sont de plus en plus à la recherche de parfums et de produits de beauté haut de gamme, explique Daoud Ingar. Les femmes se maquillent davantage et les hommes aussi attachent plus importance à leur visage et à leur peau en général.?
?Pour ne pas ternir l?image de Maurice?
Mado Parfums, qui importait pour Rs 5 millions de produits de beauté et de parfums il y a cinq ans, en a commandé pour Rs 25 millions, l?année dernière, malgré la taxe douanière de 80 % et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 15 %. Ces taxes ont passé à 15 % ou 25 %, avant la TVA.
?À nos débuts en 1995, la situation était très difficile mais notre persévérance a payé. Nous avons, aujourd?hui, six magasins et nous envisageons l?ouverture d?un septième. Un parfum sélectif ajoute à la personnalité de quelqu?un. Les parfums et les produits de beauté griffés sont maintenant accessibles à un plus grand nombre.
Nul besoin aujourd?hui de partir en voyage pour pouvoir s?acheter ou se faire acheter ces produits. Le pouvoir d?achat a augmenté ces dix dernières années. En général, nos prix sont presque les mêmes que celles des boutiques hors taxes de la MDFP.?
Si le gouvernement, ajoute-t-il, aspire à transformer le pays en une duty-free island, cela intéressera sûrement les sociétés étrangères à investir chez nous, d?où un impact important sur la création d?emplois.
?Mais avant tout, il faut régler le fléau de la contrefaçon pour ne pas ternir l?image de marque de Maurice comme destination touristique de luxe. Si la douane est en présence d?une cargaison de produits Dior ou autres, qui n?est pas destinée à Mado Parfums, c?est forcément une cargaison importée frauduleusement .?
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