Publicité
Le MGI dénonce le scandale du tableau
Un 35e anniversaire marqué avec éclat. Le Mahatma Gandhi Institute (MGI) a choisi la date de sa création pour réaffirmer sa mission de promotion de la culture, des traditions et de la philosophie indienne. «Le débat démocratique est l?unique plate-forme pour exprimer les divergences d?appréciation.» Propos de Soorya Gayan, directrice du MGI, qui exprimait hier la position de l?institut de Moka dans l?affaire du tableau enlevé puis restitué au Salon de Mai.
«C?est lundi que le Salon de Mai ? qui prend fin aujourd?hui ? reçoit la visite inopportune d?une quarantaine d?individus au comportement menaçant. Affirmant appartenir à la Voice of Hindu, ils enlèvent de force le tableau de Rikesh Boodun, jugé ?indécent, choquant et insultant?». Après une violente altercation avec Mala Ramyead Chummun, chef du département des Beaux-Arts, le tableau est restitué.
«Les événements sont révélateurs du chemin qu?il reste à parcourir pour amener une plus grande compréhension de la culture indienne.» Evoquant les actions non-violentes du mahatma contre le colonialisme, Soorya Gayan a rappelé la responsabilité collective et le souci de vigilance qui doit animer non seulement les acteurs du secteur culturel mais aussi tous les citoyens.
Elle a saisi la commémoration des 35 ans du MGI pour redire la mission confiée à l?institut. Fondé à la suite d?un vote au Parlement le 3 juin 1970, le MGI est chargé de la promotion des traditions et de la culture venues de la Grande péninsule.
Evoquant son entrée en fonction en octobre 2000, la directrice du MGI a réaffirmé que sa priorité reste l?avancement des langues orientales «qui coïncide avec la politique éducative». Un objectif à atteindre notamment grâce au partenariat récemment établi avec l?Institut central de langues indiennes de Mysore dans le sud de l?Inde. Une collaboration qui a suscité l?idée de la création d?un centre de langues orientales au MGI.
Après avoir énuméré une longue série de projets à l?étude au MGI, Soorya Gayan a profité de la présence de Steven Obeegadoo, ministre de l?Education, pour plaider en faveur de l?augmentation du budget de fonctionnement du MGI. Des fonds devant servir à financer la construction de nouveaux locaux administratifs. La directrice du MGI a aussi cité la proposition pour l?introduction de cours d?art dramatique et de traduction, entre autres.
Le calendrier des festivités marquant le 35e anniversaire fait état d?un festival de musique classique indienne en novembre et la réalisation d?un film de 13 minutes. Sa sortie est programmée pour la réouverture de l?auditorium du MGI, actuellement en rénovation.
Pour sa part, le ministre de l?Education a gratifié l?assistance d?un «discours improvisé». Steven Obeegadoo s?est longuement appesanti sur la naissance des «petits MGI». Une référence aux cinq collèges qui ont fleuri à Ilot, Centre-d-Flacq, Solférino et Nouvelle-France. S?appuyant sur les statistiques, le ministre en campagne a cité l?augmentation conséquente du nombre d?admissions, passées de 250 à 700 et celle de la population d?étudiants et du personnel enseignant des MGI. Il n?a pas manqué de faire allusion à la position «confrontationiste» de la Parent-Teacher Association du MGI de Centre-de-Flacq.
Publicité
Publicité
Les plus récents