Publicité
Aucune trace d’anthrax à l’ambassade d’Indonésie
Par
Partager cet article
Aucune trace d’anthrax à l’ambassade d’Indonésie
La substance découverte dans une enveloppe adressée à l’ambassadeur d’Indonésie en Australie n’est vraisemblablement pas dangereuse, a annoncé hier la police australienne, tandis que la mission diplomatique demeurait fermée pour la seconde journée consécutive.
Cet incident s’inscrit dans un contexte tendu entre l’opinion publique australienne et l’Indonésie du fait de la lourde condamnation par un tribunal balinais d’une Australienne pour trafic de drogue. La sécurité a été renforcée aux abords de l’ambassade en raison de menaces reçues par certains de ses employés.
John Davies, haut responsable de la police australienne, a affirmé que les premières analyses de la poudre retrouvée la veille dans une enveloppe avaient permis d’isoler la trace d’une bactérie, mais qui ne serait pas l’anthrax ou un autre agent dangereux. “Il n’y a probablement aucun agent important d’un point de vue pathologique”, a-t-il dit.
La découverte de la poudre a provoqué la fermeture de l’ambassade et la mise en quarantaine de ses 46 employés.
Cette affaire fait la “une” de toute la presse indonésienne et le chef de la diplomatie australienne, Alexander Downer, a estimé qu’il s’agissait d’un incident grave en matière de sécurité, même si la substance s’avère ne pas être dangereuse. Il a dit s’être excusé auprès de son homologue indonésien, Hassan Wirajuda.
Cette découverte intervient moins d’une semaine après la condamnation, en Indonésie, d’une Australienne accusée d’avoir tenté d’introduire quatre kilogrammes de marijuana à Bali. Schapelle Corby, qui est âgée de 27 ans, a affirmé tout au long de la procédure que la drogue découverte dans ses bagages à l’aéroport de Bali ne lui appartenait pas et qu’elle avait été dissimulée dans sa valise par des tiers.
Sa condamnation à 20 ans de prison a été très mal accueillie en Australie, où certains ont appelé à un boycott de Bali, voire à un remboursement des aides versées après les tsunamis, tandis que des menaces étaient adressées à l’ambassade d’Indonésie. Ses avocats ont fait appel mercredi de sa condamnation.
Publicité
Publicité
Les plus récents