Publicité

Recalés pour refus de mentionner leur communauté

31 mai 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Leur ?délit? : avoir refusé de mentionner leur appartenance communautaire lors de leur enregistrement, hier. Ces candidats ont donc été recalés. La loi prévoit en effet que tout candidat à une élection doit obligatoirement indiquer son origine communautaire. Certains ont en revanche décidé de sortir des rangs et ne pas se plier à certaines règles ?absurdes? . Pour eux, le jugement a été sans appel. Ils ne pourront se présenter aux prochaines élections. Ils s?insurgent contre la ?classification? de la population alors qu?elle prend part à un exercice électoral ?national.?

Pour s?être opposé à la législation régissant les procédures électorales, Ashok Subron, l?un des dirigeants du parti Rezistans ek Alternativ, s?est vu refuser sa candidature au n° 19 par le Returning Officer, Vivekanand Kooloomuth. Ce refus, expliquent les principaux concernés, s?inscrit dans une campagne contre ce critère obsolète qui n?a pas lieu d?être. Autres ?victimes? de cette politique, Georges Legallant et Devianand Narain. Ils n?ont pu procéder à leur inscription à la Droopnath Ramphul State Secondary School. Ils se sont tout de même acquittés de la caution. Mais la campagne est finie pour eux.

L?initiative, même si elle ne permet pas aux candidats qui y souscrivent de participer au scrutin, a le mérite d?exister. ?Ce système de classification est absurde. Je ne suis pas membre d?une communauté?, ironise Georges Legallant, frustré de cet état des choses. ?Nous devrions pouvoir dire simplement que nous sommes Mauriciens ou républicains.?

Au-delà de la mention de la communauté, c?est le système de best loser que contestent les partis tels que Rezistans ek Alternativ ou Lalit. ?Nous avions, dès le début, fait part à la commission électorale de notre refus de ce système?, fait ressortir Georges Legallant. Il ajoute que cette démarche répond au souhait des jeunes de ne plus ?voir le communa

lisme empoisonner les élections?. Rezistans ek Alternativ a recueilli plus d?un millier de signatures de jeunes affirmant rejeter cette situation.

Les dirigeants de ce parti comptent porter cette affaire devant la justice. Ils ont retenu les services de Me Rex Stephen, avocat et de Robin Mardemootoo, avoué. Le Returning Officer explique pour leur sa avoir respecté la loi.

Publicité