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La diplomatie indienne au service de l?économie
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La diplomatie indienne au service de l?économie
Le premier ministre indien, Manmohan Singh, s?est rendu en Indonésie pour le sommet afro-asiatique, où il a rencontré plusieurs chefs d?Etat, puis à Moscou, le 9 mai, invité par le président Vladimir Poutine pour les cérémonies marquant le 60e anniversaire de la victoire de 1945.
En juillet, Manmohan Singh se rendra à Londres, invité du sommet du G8, dont le Royaume-Uni prend la présidence le 1er juillet, avant de s?envoler pour Washington. «Je n?ai souvenir d?aucun moment dans le passé où le futur de l?Inde ait été l?objet de tant d?intérêt» , affirme Balveer Arora, recteur de l?université Jawaharlal-Nehru de New Delhi. L?Inde change.
Surtout, comme le dit Arora, c?est «la vision qu?elle inspire aux autres qui a totalement changé» . Les grands de ce monde ne courtisent pas le pays pour ses 300 millions de pauvres, pour ses millions de porteurs du sida ou pour ses milliers de villages qui attendent encore l?eau et l?électricité.
Ils viennent à la recherche de marchés, d?une main-d?oeuvre qualifiée et peu coûteuse, d?un pays qui par sa dimension (3 291 000 km2) et sa population (1,08 milliard d?habitants) est appelé à jouer un rôle sur la scène mondiale.
Partenariat stratégique
«C?est la politique des Etats-Unis d?aider l?Inde à devenir une puissance majeure du XXIe siècle» , déclarait récemment l?ambassadeur des Etats-Unis en Inde, David Mulford.
Washington a offert au pays un partenariat stratégique passant par la vente d?avions de combat, de systèmes de missiles, de réacteurs nucléaires civils.
La Chine vient aussi de signer avec l?Inde «un partenariat stratégique pour la paix et la prospérité» . Ennemi traditionnel, le Pakistan est prêt à plus ou moins accepter les conditions de l?Inde pour un règlement des contentieux le plus important reste le Cachemire.
Le rapprochement de New Delhi avec ces trois pays avait été amorcé par le gouvernement précédent conduit par les nationalistes hindous du BJP (Parti du peuple indien), qui ont perdu les élections et le pouvoir le 13 mai 2004.
Mais le premier ministre actuel, Manmohan Singh (Parti du Congrès), a poursuivi depuis un an, avec vigueur, une diplomatie qu?il veut utiliser au service du développement économique. Il peut le faire d?autant mieux que, classiquement en Inde, un consensus minimum existe sur la politique étrangère. «Pragmatique, le premier ministre n?est pas un homme de préjugés. Il décide en fonction de ce qu?il estime être de l?intérêt de l?Inde» , affirme l?un de ses amis. La même source souligne que «dans le contexte actuel, Manmohan Singh- représente la transition entre la vieille garde congressiste, socialiste et tiers-mondiste, d?une part, et la nouvelle génération qui veut sa place dans le «nouveau monde», d?autre part» .
En économie, l?équilibrisme est plus difficile pour Manmohan Singh, même si ce réformateur libéral est aussi «très conscient de la nécessité de réduire les disparités» , selon ses proches.
Le budget présenté en février tente de réconcilier la croissance avec la réduction de la pauvreté. Le nouveau gouvernement ne peut ignorer que les nationalistes hindous ont perdu le pouvoir parce qu?ils ont échoué à élargir le cercle des bénéficiaires de la croissance.
Critiquées par beaucoup d?économistes, les subventions ont été maintenues, au risque d?accroître un déficit budgétaire qui se situe déjà à 10 % du PIB.
Les plus nécessiteux en bénéficient pourtant rarement. «Un grand nombre de mesures poussées par la gauche -dont le soutien est indispensable au gouvernement- sont des mesures populistes qui risquent d?avoir des conséquences désastreuses sur le long terme» , déclare, pour sa part, Suresh Tendulkar, ancien directeur de la Delhi School of Economics.
Tendulkar cite l?exemple de la garantie d?un minimum d?emploi par famille rurale vivant sous le seuil de la pauvreté. «Le pays se rue vers le Welfare State -Etat providence- avant -de mener à bien- le développement» , déplore-t-il, en rappelant que «l?Inde se situe dans le dernier tiers du classement mondial s?agissant des revenus par tête».
La marge de manoeuvre du premier ministre dans le domaine économique est, il est vrai, limitée par le soutien des partis communistes à la coalition gouvernementale et par la volonté de Mme Gandhi de rallier la base du Parti du Congrès.
Le succès de cette première année de gouvernement réside toutefois dans le fait qu?il n?a pas commis d?erreur majeure, empêchant les nationalistes hindous de sortir de leur désarroi.
© 2005 Le Monde News Service-Distribué par The New York Times Syndicate
Une bombe enveloppée à la manière d?un cadeau a explosé dans une habitation du Cachemire indien, tuant trois membres d?une famille, a rapporté la police hier. L?engin, qui était placé dans une boîte, a explosé jeudi au domicile d?un chauffeur d?autobus près de la ville de Bijbehara, à 45 km au sud de Srinagar, capitale d?été du Cachemire où un mouvement insurrectionnel musulman opposé à l?autorité de New Delhi a fait plus de 45.000 morts depuis 1989. La bombe a tué Mohammad Syed Kakroo, 45 ans, son fils de 22 ans et sa fille de 20 ans. Aucun groupe n?a revendiqué cet attentat
Le parlement japonais a choisi hier de rebaptiser un jour férié en l?honneur de feu l?empereur Hirohito, ce qui risque fort de relancer les tensions avec la Chine et tous ceux qui voient en lui un symbole du militarisme nippon des années 1930 et 1940. Les rapports avec le voisin chinois se sont envenimés ces derniers mois, notamment à cause d?un manuel d?histoire minimisant les atrocités commises par l?armée impériale japonaise en Chine de 1931 à 1945. Le jour férié du 29 avril, qui marquait l?anniversaire de Hirohito sous son règne, avait été appelé «Journée verte» après le décès du monarque, allusion à son intérêt pour la biologie. Selon un projet de loi adopté par le parlement, le jour férié est rebaptisé «Journée Showa». Showa, ou paix éclairée, est le nom donné au Japon pour désigner le long règne de Hirohito, de 1925 à 1989, qui englobe la période d?occupation de la Chine à partir de 1931 et la Seconde Guerre mondiale.
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