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Un festival tournant au cauchemar

14 mai 2005, 00:00

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Un membre du groupe réunionnais Renésens, le chanteur Damien, selon les organisateurs de Donia, a trouvé la mort dans un accident de voiture survenu sur la route reliant l'aéroport au centre-ville, hier dans l'après-midi. La voiture qui emmenait les membres de Renésens de l'aéroport, le groupe venait tout juste d'arriver, est entrée en collision avec un autre véhicule venant en sens inverse. Damien est mort sur le coup.

Deux autres personnes ont été grièvement blessées dans l'accident, dont un musicien du groupe. Les autres membres du groupe ont souhaité rentrer d'urgence à la Réunion.

DONIA 2005 : 16 millions ariary dépensés pour rien

"C'est honteux, inadmissible!". Jean-Louis Salles, le SG du comité d'organisation du festival de Nosy Be (Cofestin) ne trouve pas de mots assez durs pour qualifier la panne de courant qui a paralysé l'île tout entière entre le lundi à 17 heures et le lendemain à 14 heures. A l'instar de la population nosybéenne, le Festival Donia a lui aussi cruellement souffert de ces 21 heures de coupure d'électricité. Les organisateurs du Donia, qui est actuellement dans sa phase "Off", ont en effet dû annuler tous les spectacles prévus dans la soirée du lundi 9 mai."Des artistes qui étaient prévus se produire sur la scène "Off", et ils se sont préparés des semaines pour cela, ont dû repartir sans jouer, et c'est dommage !", se désole Jean-Louis Salles. "On les a fait venir pour rien".

Comprendre par là : le Cofestin les a payés - les artistes ont quand même reçu la totalité de leur cachet pour rien. Un préjudice qui s'élèverait à près de 16 millions d'ariary et que le Cofestin entend bien réclamer à qui de droit, la Jirama qui devra, le moment venu, " rendre des comptes " à Donia, toujours selon Jean-Louis Salles.

Plus que les dépenses inutiles, c'est l'image de Nosy Be égratignée par cet incident qui fait le plus mal à Jean Louis Salles. " C'est la plus grosse manifestation culturelle de l'océan Indien de l'année, et la voilà malmenée par une panne de courant ", s'exclame-t-il presque. " Vous rendez-vous compte de l'impact que cela aura sur la réputation de Nosy Be? Parce que tout le monde va dire alors qu'on a organisé un tel événement dans un endroit d'où on n'a même pas l'électricité convenablement. Je le répète. C'est honteux! " En tout cas, l'affaire devait être de la plus haute importance pour que le Cofestin avise les plus hautes autorités du pays.

Hier dans la matinée, Jean Louis Salles a eu Jacques Sylla au téléphone. Le premier ministre lui a alors assuré à ce moment-là qu'il prenait l'affaire en main et qu'il fera tout pour que le courant soit rétabli le plus vite possible.

On évitera de tirer trop rapidement des conclusions, mais toujours est-il que quelques heures après cette conversation téléphonique, l'électricité est revenue. Donia aurait-il sauvé Nosy Be ?

BLACK-OUT DURANT 21 HEURES

Vingt et une heures sans eau ni électricité. C'est ce qu'a vécu la population de Nosy Be, victime d'une panne d'électricité survenue lundi 9 mai à 17 h et qui n'a pris fin qu'hier mardi 10 mai à 14 h.

A l'origine de cet incident, un retard d'approvisionnement en carburant du sous-groupement de la Jirama de Nosy Be, comme l'explique son plus haut responsable, Maurille Mananjara: " Nous étions à court de gasoil; il nous a fallu arrêter le moteur ". Selon Maurille Mananjara, c'est parce que la Jirama locale n'a pas honoré le paiement d'un " certain montant " auprès de ses fournisseurs en carburant, que ces derniers ont pris la décision d'interrompre leur livraison. Notons que les besoins en carburant de Nosy Be s'élèvent à 18 m3 par jour. Très critiquée par la population, la Jirama locale refuse d'endosser à elle seule la responsabilité de cette panne. La lumière est revenue depuis hier à 14 heures. Hier, vers 15h30, pourtant, l'électricité pointa à nouveau aux abonnés absents. Pour, heureusement, revenir dix minutes après. Pour de bon.

A.R. de Nosy Be (L?Express de Madagascar)

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