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Les infirmiers se disent mal-aimés
La journée internationale des Infirmiers, célébrée hier, a été quelque peu assombrie. Les blouses blanches déplorent en effet le manque de considération envers leur profession.
Le thème choisi, cette année, par le Conseil international des infirmiers était Counterfeits kill ? Nurses target counterfeit medicines. Le président de l?association regroupant les infirmiers, Francis Supparayen, a fait ressortir que le thème choisi est opportun car il est toujours d?actualité et qu??il faut tirer la sonnette d?alarme?.
Les chiffres sont inquiétants : 10 % des médicaments vendus dans le monde sont des contrefaçons ou d?une qualité inférieure à celle autorisée, alors que 25 %, dans le tiers-monde, ne répondent pas à la qualité requise. Le trafic de médicaments contrefaits génère $32 milliards chaque année.
Des mesures sont prises pour mobiliser les infirmiers ainsi que les organisations non gouvernementales pour les sensibiliser aux médicaments contrefaits afin de pouvoir aider les patients au mieux.
Francis Supparayen a mis l?accent sur ?l?absence très remarquée du ministre de la Santé, Ashock Jugnauth, qui n?a même pas pu trouver dix minutes? pour s?adresser aux fonctionnaires placés directement sous son ministère. Le secrétaire général de l?association, Govindass Nathoo, a abondé dans le même sens en soulignant ?la colère des infirmiers? qui avaient compté, en vain, sur la présence du ministre.
Pour les nombreux infirmiers présents, le 12 mai vise à mettre en avant la ?vraie valeur? de leur profession. Mais la pilule est amère. En effet, ils considèrent qu?ils n?ont pas assez de considération et c?est, en grande partie, pour cela que de nombreux bons éléments vont chercher du travail ailleurs. Là où ils sont reconnus à leur juste valeur. ?C?est une noble profession qui a une grande valeur et ceux qui ne la reconnaissent pas vont le regretter?, a dit Francis Supparayen.
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