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Renverser le sablier

25 avril 2005, 00:00

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L?Environmental Protection and Conservation Organisation (EPCO) a entamé depuis la semaine dernière une étude sur le sable. Le coup d?envoi a été donné sur la plage publique de Mont-Choisy. Une trentaine d?étudiants du collège Medco-Trinity ont été sollicités pour cet exercice.

Keshwar Beeharry-Panray, président de l?EPCO souligne que cette étude vise faire une évaluation de la quantité de sable sur les plages. Les données sont comptabilisées et elles seront comparées avec celles d?autres plages. A la lumière de toutes les données, des recommandations seront faites en vue de préserver l?environnement et surtout prévenir l?érosion, qui est en constante progression sur les plages.

Ainsi, la semaine dernière, à Mont-Choisy, les étudiants ont mesuré la densité de sable sur une superficie de 100 mètres de long et 30 mètres de large. Les résultats démontrent que cette superficie contient 2 838 mètres cubes de sable.

Constructions illégales

La prochaine étude sur cette plage se fera juste après un cyclone, soit entre la période de décembre et mars.

Entre-temps, des études similaires seront effectuées sur d?autres plages publiques, notamment à Baie-du-Tombeau, à Pointe-aux-Piments, à Trou-aux-Biches, à Grand-Baie, à La Cuvette, à Péreybère, à Poudre- d?Or, à Pointe-des-Lascars et à Roches-Noires dans le Nord. Des études se feront également sur d?autres plages de l?île.

Keshwar Beeharry-Panray affirme que la dégradation de l?espace littoral est importante.

Il soutient que de plus en plus de filaos disparaissent avec l?érosion.

Il donne de nombreux facteurs qui sont à l?origine des dégâts. Il cite les nombreuses constructions à côté des plages. Certaines personnes ont trouvé moyen de construire des jetées en béton.

Il cité également l?exemple de Grand-Gaube où les autorités ont cru bon de construire des zones piétonnières sur la plage. ?Il faut à tout prix éviter à faire de telles constructions sur les plages?, dit Keshwar Beeharry-Panray.

Il note aussi la disparition du batatran, une liane qui protège le sable sur les plages. ?Ce sont surtout ceux qui procèdent au nettoyage des plages qui les enlèvent?, dit-il.

Keshwar Beeharry-Panray évoque aussi les constructions sur les wetlands. ?Les dernières inondations ont démontré le tort causé par ces constructions?.

Il est plus jamais temps que les autorités prennent des mesures pour empêcher les constructions illégales afin de freiner l?érosion.

L?EPCO EN BREF

Gardienne de l?environnement

■ L?EPCO est une organisation non gouvernementale, qui a été enregistrée en 24 octobre 1988. Le 10 septembre 1989, l?organisation enleva le premier prix lors d?un carnaval organisé par le ministère de l?Environnement. Elle avait reçu Rs 20 000, somme qui fut utilisée pour le nettoyage des plages de Mont-Choisy et de Flic-en-Flac.

L?EPCO a aussi lancé des campagnes de sensibilisation dans les villages de Montagne-Longue et de Congomah. Elle a remporté pendant trois années consécutives le ?Shell Environment Award?.

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