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VITE DIT

9 avril 2005, 20:00

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<B>Zone franche malgache cherche investisseurs</B>

Il y a un mois, ils étaient une cinquantaine à se montrer intéressés à investir à Madagascar. Olivier Andranarison, le ministre malgache de l?Industrialisation, du commerce et du développement du secteur privé, arrivé hier soir, est venu les relancer. Lors d?une visite de prospection le mois dernier par la société Gestion et transaction immobilière de Madagascar (Getim), quelque 50 investisseurs mauriciens avaient exprimé le désir de s?implanter dans la nouvelle zone franche industielle de Tamatave. Le complexe qui s?étend sur 143 hectares et qui peut accueillir environ 200 entreprises a été inauguré le mardi 5 avril.

Le ministre, qui passe deux jours chez nous, aura une rencontre-débat demain au siège de la Chambre de commerce et d?industrie pour vulgariser les facilités offertes par la zone franche de Tamatave. Il est accompagné des représentants de Getim et des officiels de son ministère. La délégation visitera ensuite le port franc et des unités de la zone franche. Elle aura aussi des entretiens avec les responsables du Board of Investment et de la Mepza.

Après les tribulations politiques qui avaient entravé, durant le premier semestre de 2002, les activités à Madagascar et provoqué la fermeture de nombreuses entreprises, les choses semblent retourner à la normale. « Les industriels mauriciens retournent timidement », explique un membre de l?ambassade malgache. Ce dernier ajoute que la nouvelle zone franche de Tamatave, située à proximité du principal port de la grande île, « offre de nombreuses facilités et a besoin de tout le monde. »

José Moutou, qui avait participé à la campagne de prospection de Getim, explique que les investisseurs rencontrés lors de cette visite sont pour la plupart dans le textile et l?agroalimentaire. « Le tourisme semble également intéresser les partenaires mauriciens », confie pour sa part Richard Via, premier secrétaire à l?ambassade malgache. La grande îlse propose de créer des Pôles intégrés de croissance touristique qui engloberaient Antsirabe, Diego et Fort Dauphin. D?autres pôles consacrés à l?agriculture sont prévus à Tana, à Mahajunga et à Tamatave.

<B>L?Inde fait son carnaval </B>

Qui ne connaît pas le carnaval de Rio, ses chars et ses paillettes ? Le 25 juin, les rues de Vacoas et de Quatre-Bornes rivaliseront avec celles de la ville brésilienne. Un carnaval de la culture indienne, animé par des artistes venant de l?Inde, de Malaisie et d?Afrique du Sud, donnera à voir ses richesses. Ce sera le temps fort d?un festival de quatre mois que prépare la GOPIO International.

L?organisation regroupant la diaspora indienne, dont le siège se trouve à Maurice, annonce également un concert donné par l?artiste Jaggit Singh le 24 juin, coup d?envoi du festival. Une conférence consacrée à la diversité linguistique et culturelle de l?Inde à laquelle participeront également des troupes venant du Rajasthan, du Pendjab, de Tamil Nadu, du Gujerat, entre autres, des défilés de mode, et une foire commerciale internationale sont aussi prévus. La GOPIO poursuit ses négociations pour la venue d?une équipe de football de Calcutta pour un tournoi qui l?opposerait à des équipes locales. La MFA y est très favorable. Seul hic : les élections générales qui pourraient coïncider avec le début de ces festivités...

<B>Le pays plutôt bien administré ? </B>

Les affaires nationales sont en général plutôt bien administrées. Les décideurs politiques, sociaux et économiques du pays, en tout cas, s?accordent de bons points lors de l?auto-évaluation lancée il y a peu par le National Economic and Social Council. Quatre pays, dont Maurice, ont volontairement souscrit à cet exercice. Les autorités mauriciennes en ont confié la responsabilité au National Economic and Social Council.

L?éducation et les soins sanitaires sont accessibles à tous. Les vulnérables sont protégés, les ripoux traqués. Le service public fait du customer care son point focal. L?économie se restructure, dans la douleur certes, pour s?adapter à la globalisation. C?est ce que relèvent les représentants des dizaines d?organismes publics, privés et sociaux interrogés d?après un questionnaire fourni par l?African Peer Review Mechanism. Ce mécanisme est le concept novateur mis en place lors du sommet du New Economic Partnership for African Development (NEPAD). L?idée est de soumettre les dirigeants africains à la pression morale et politique de leurs semblables pour améliorer leurs administrations.

Les acteurs de la vie sociale, politique et économique du pays se déclarent toutefois insatisfaits de la performance de la fonction publique. La perception de corruption parmi les politiciens et le manque de confiance qu?inspire le judiciaire préoccupent également. De même, on estime que le réajustement structurel de l?économie doit être mené de façon à en limiter l?impact sur le secteur productif mauricien.

<B>Irritation ministérielle</B>

Le ministre du Travail, des relations industrielles et de l?emploi aurait mal digéré le contact établi entre la classe syndicale et le leader de l?opposition à propos de l?Employment & Labour Relations Bill, texte de loi devant remplacer le fameux Industrial Relations Act.

Pour bien démontrer son intention de ne pas céder sur le contenu de ce projet de loi, le gouvernement a décidé de l?adopter au plus vite. Le texte a été avalisé en Conseil des ministres en fin de semaine et sera déposé en première lecture à l?Assemblée demain. Le ministre a laissé entendre qu?il compte le faire adopter avant la dissolution. Les fédérations syndicales ont annoncé la tenue prochaine d?un atelier de travail sur ce thème.

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