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La France en danger ?
Les deux prochains matches éliminatoires que va livrer l'équipe de France face à la Suisse et en Israël sont importants, mais ils ne sont qu'une étape sur la route de la qualification pour le Mondial 2006.
Demain soir, au terme de leur rencontre contre les Helvètes, les Bleus seront exactement à mi-parcours d'une aventure qui, en d'autres temps, n'aurait pas suscité d'inquiétudes.
Mais plusieurs retraites ont été prises par anticipation, et la transmission de patrimoine ne s'est pas effectuée sans quelques hypothèques sur les résultats.
La France a remporté seulement deux de ses sept derniers matches et elle n'a plus gagné devant son public depuis son ultime sortie de préparation à l'Euro2004 face à Andorre.
?Ce ne sont pas des matches couperets?, affirme le milieu de terrain Benoît Pedretti. ?En cas de mauvais résultat, rien ne sera perdu et si on gagne les deux, rien ne sera fait.?
?Nous sommes dans un groupe qui n'est pas facile. Je le dis depuis le début?, souligne le sélectionneur, Raymond Domenech. ?Il y a quatre équipes qui se prennent des points. Ce que les autres ont pris chez nous, nous devrons aller le reprendre chez eux. Même si nous gagnons nos deux prochains matches, il faudra encore aller jouer en Irlande et en Suisse.?
Au total, les Français ont laissé filer quatre points à domicile en concédant deux fois le 0-0 contre les Israéliens et contre les Irlandais.
Mais, à bien regarder l'histoire, ils ne sont pas, aujourd'hui, plus mal lotis que lors des éliminatoires à l'Euro2000 puisqu'ils avaient deux victoires et deux nuls à ce même stade de la qualification.
<B>Un syndrome</B>
Leur accès direct au championnat d'Europe n'avait tenu qu'à un match nul entre l'Ukraine et la Russie (1-1) lors de la dernière journée. En 1996, c'était une victoire inespérée 3-1 en Roumanie qui leur avait ouvert les portes de l'Euro anglais.
Certes, si l'on compare l'actuel parcours à celui menant vers le championnat d'Europe portugais, il y a une sensible différence : la France s'était qualifiée en remportant tous ses matches en 2003 et 2004.
Et c'est bien ce souvenir, empreint d'une certaine nostalgie, qui fait formuler à certains l'hypothèse d'un ?syndrôme du match nul à domicile.?
?Il suffit que l'on gagne samedi et l'on n'en parlera plus?, a répliqué Domenech. ?Ce qui compte c'est la qualification. Si nous parvenons à nous qualifier en ne faisant que des matches nuls, alors je serai parfaitement satisfait.?
Le stratège français sait d'où revient l'équipe qu'il a prise en main il y a moins d'un an. Et d'une certaine manière il peut être satisfait de la voir surmonter avec une relative facilité les départs conjugués de Zidane, Thuram, Lizarazu, Makelele et Desailly.
Au total, et le constat est indéniable, les Bleus jouent de mieux en mieux. Entre le 1-1 concédé à la Bosnie en août et le 1-1 obtenu face à la Suède en février, une équipe s'est en partie reformée et a appris à jouer ensemble.
?Nous nous améliorons à chaque rencontre et nous nous créons des occasions. La victoire finira bien par venir un jour?, affirme Domenech
Le sélectionneur doit songer que si elle avait la bonne idée de se présenter à lui samedi au Stade de France, cela simplifierait grandement sqon travail.
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