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Alexandre, profil d?un bâtisseur d?empire
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Alexandre, profil d?un bâtisseur d?empire
Alexandre est le fils de Philippe II de Macédoine et d?Olympias, princesse d?Épire, sa troisième femme. (?). La légende veut qu?Olympias n?ait pas conçu Alexandre avec Philippe, qui avait peur d?elle et de son habitude à dormir en compagnie de serpents, mais avec Zeus. Alexandre se servit de ces contes populaires à des fins politiques, faisant référence au dieu plutôt qu?à Philippe quand il évoquait son père. Une autre légende, d?origine égyptienne celle-là, (Roman d?Alexandre) veut qu?Alexandre soit le fils du dernier pharaon égyptien de la XXXe dynastie, Nectanébo II.
(?) Après avoir été éduqué par Léonidas et Lysimaque d?Acarnanie, Alexandre reçoit pour précepteur le philosophe Aristote de 343 av. J.-C. à 340 av. J.-C.. Ce dernier (?) rédige une édition annotée de l?Iliade pour son élève. Alexandre lit également Hérodote et Xénophon, auteurs qu?il sut exploiter lors de ses conquêtes.
(?) Bien que considéré comme barbare par les Athéniens, le royaume de Macédoine a, sous le règne de Philippe, étendu son hégémonie sur la Grèce classique (...). Alexandre fait ses preuves à la bataille de Chéronée, en 338 av. J.-C en commandant la cavalerie et en taillant en pièces le bataillon sacré des Thébains. La phrase suivante est alors attribuée à Philippe : ?Mon fils, aurait-il dit, cherche-toi un autre royaume car celui que je te laisse est trop petit pour toi !? Philippe est également l?initiateur de la ligue de Corinthe, rassemblant toutes les cités grecques, à l?exception de Sparte, sous son commandement. La ligue doit porter la guerre contre l?Empire perse. En 340 av. J.-C., en l?absence de son père parti assiéger Byzance, Alexandre devient régent de Macédoine.
En 337 av .J.-C. cependant une violente dispute oppose le père et le fils quand Alexandre prend le parti de sa mère Olympias à laquelle Philippe souhaite imposer Cléopâtre, s?ur ou nièce d?un général de Philippe, Attale, comme seconde épouse légitime et dont il a bientôt un fils. Alexandre doit se réfugier dans la famille de sa mère en Épire. Cependant la brouille ne dure guère et bientôt pardonné Alexandre sauve la vie de son père lors d?une expédition contre les Triballes.
Il semble vraisemblable qu?Alexandre ne soit pour rien dans l?assassinat de son père par l?un de ses officiers. Par contre les historiens de l?Antiquité sont moins affirmatifs en ce qui concerne le rôle éventuel, dans ce meurtre, de la reine mère Olympias qui en est probablement l?instigatrice. En punissant les meurtriers et leurs complices, Alexandre fait mettre à mort tous ceux qui pourraient un jour devenir des adversaires. De plus, pour ne pas avoir de concurrent au trône, il fait assassiner son cousin Amyntas IV, roi de Macédoine vers 360 av. J.-C. ? 359 av. J.-C. que Philippe II avait renversé alors qu?il n?était qu?un enfant. Quand à Olympias, profitant d?une absence de son fils parti guerroyer au nord, elle fait tuer le fils de Philippe II et de Cléopâtre et contraint cette dernière à se pendre. L?oncle de cette dernière, Attale, qui se trouve en campagne en Asie avec Parménion est aussi assassiné. Impossible de savoir si elle agit avec l?assentiment d?Alexandre ou non, toujours est-il que le nouveau roi de Macédoine n?a plus de rival capable de lui contester le trône. (?) Au début de l?année 335 av. J.-C, profitant de ce que le nouveau roi de Macédoine est occupé au Nord, les cités grecques se révoltent.
La réponse d?Alexandre est à la fois foudroyante, impitoyable et paradoxale. Impitoyable car la ville de Thèbes est entièrement rasée (335 av. J.-C.) si l?on excepte la citadelle de la Cadmée et la maison natale de Pindare et sa population réduite en esclavage. Paradoxale car Alexandre épargne Athènes, trop heureuse de se soumettre. Sans doute faut-il voir dans cette générosité la volonté de ne pas détruire le principal centre artistique, philosophique de la Grèce, ou bien l?influence de son ancien maître Aristote qui s?installe cette même année 335 av. J.-C. à Athènes et y fonde le Lycée. Cela dit, les accès de fureurs chez Alexandre alternent fréquemment avec des gestes de grande générosité, la destruction de Thèbes et le pardon d?Athènes ne sont que les premiers d?une longue liste.
<I>(Source : Wikipédia, l?encyclopédie libre.)
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