Publicité
A l?école de Buckland
Assis en face son maître d?école Ootamdeo Mannick et de son enseignant Sarourou Gunnoo, Meniven Dauphin, 11 ans, en classe de 4e à l?école primaire de Chamouny ne trouve pas de mots pour qualifier sa performance? Il a été sacré champion de sa catégorie sur un parcours de 1 200 mètres le 21 février, au Gymkana de Vacoas, lors de la grande finale inter-écoles. Mais lorsqu?il décide de dire qu?il rêve de devenir comme Stephan Buckland, on devine facilement que le jeune garçon ne cache pas son ambition.
Meniven, pourtant de petite taille, a fait forte impression sur Sarourou, qui est aussi entraîneur à l?école. C?était le jour où il rassemblait les meilleurs athlètes sur le terrain de l?école pour la représenter au niveau de la région de Savanne.
<B>Une fan :sa maman</B>
?J?ai été agréablement surpris par sa pointe de vitesse et l?aisance avec laquelle il courait. Et c?est normal qu?il ait été le premier à être choisi?, explique Sarourou Gunnoo.
Et l?entraîneur n?a pas eu tort. Cela se confirmait à chaque fois que Meniven s?est aligné pour participer à une compétition. Il ramène toujours un trophée ou une médaille.
?Je suis de très près la performance des élèves qui s?entraînent pour la compétition, interne et externe. D?où mon insistance pour qu?ils viennent régulièrement aux sessions d?entraînement et surtout à l?approche de la semi-finale qui se déroulait à Mahébourg, avant la grande finale au Gymkana.?
Meniven n?arrête pas de surprendre ses adversaires et son entourage. Il ramène pour l?école une médaille d?or . ?Nous sommes fiers de son succès. Nous souhaitons qu?il continue sur sa lancée?, dit son maître d?école.
Si Meniven a bénéficie du soutien de son maître d?école et de son enseignant, il y d?autres personnes comme sa mère, Lorenza, qui l?encouragent à aller de l?avant. Cette dernière réveille son fils Meniven à? cinq heures du matin pour qu?il s?entraîne sur le terrain de foot qui se trouve non loin de sa maison, à Chamouny. ?Mo asize lors ros mo get li galoupe et mo encouraz li?, dit Lorenza avant de rappeler qu?elle fait la même chose les après-midi avec ses deux autres fils, Jean-Luc, 18 ans et Sébastien, 14 ans qui s?entraînent pour des compétitions régionales et nationales.
?J?aimerais bien les voir un jour monter sur la plus haute marche du podium au niveau international. Ce serait le plus beau jour pour la famille?.
Mais avant d?en arriver là, la mère de ces trois athlètes, une ancienne employée de textile sait qu?elle doit consentir d?énormes sacrifices.
?Il n?y pas longtemps, mon fils Meniven m?a laissé entendre qu?il a besoin d?une paire de chaussures neuves pour ses sessions d?entraînement et pour pouvoir participer à des compétitions. Comme nous sommes dans une situation difficile, il doit attendre?, lui a fait comprendre sa mère.
Le maître d?école et Sarourou qui surveillent de près l?évolution de Meniven suggèrent qu?il soit pris en charge par des entraîneurs et des personnes compétentes dans le domaine sportif après l?école. ?Il y a un grand potentiel. Il faut qu?ils soient bien encadrés pour qu?ils continuent à travailler dans de meilleures conditions?.
Le maître d?école cite en exemple, Tateea, un autre élève dans la classe de cinquième qui a fourni une bonne performance lors de cette même compétition. Il s?est classé en deuxième position pour la région de Savanne et a eu le même rang pour la semi-finale à Mahébourg et dixième au niveau national.
Tout comme son voisin, Mervin rêve lui de chausser les chaussures de Stephan Buckland ou d?Eric Milazar même si ce n?est pas toujours facile de percer avec les moyens de bord.
Meniven participait-t-il pour la première fois à une compétition d?un tel niveau au Gymkana? ?Oui, mais croyez-moi, j?étais mort de trac à peine monté sur la pelouse. Mais heureusement, j?ai repris confiance lorsque j?ai regardé en arrière pour voir ma position?, raconte Meniven. Et il a pris les devants.
Publicité
Publicité
Les plus récents