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BPML menace de reprendre ses terres
La patience a des limites pour Business Parks of Mauritius Ltd (BPML), propriétaire de la Cybercité d?Ebène. Après avoir alloué des terrains, fin 2003, à une vingtaine de compagnies, il pourrait sévir contre quatre d?entre elles. Motif : elles n?auraient pas respecté le délai de six mois pour débuter les travaux de construction sur le site. Ces compagnies qui devaient s?installer autour de la cybertour pourraient se voir retirer les lopins de terre. Le conseil d?administration de BPML examinera plusieurs cas et décidera, lors de sa prochaine réunion à la fin du mois, des sanctions à prendre contre les compagnies ciblées. Des poursuites ne sont pas à exclure.
Cet agacement de BPML est lié au fait que certaines compagnies, et non des moindres, ont usé et abusé de sa patience. ?Nous avons pourtant été souples. Ils ont été avertis à plusieurs reprises mais nous n?avons pas eu de response de leur part. C?est à se demander s?ils ont réellement l?intention de construire quelque chose sur ces terres. Cela ne peut plus durer?, s?offusque un cadre de BPML.
La Cybercité ne ressemble pas au grand chantier promis au début de 2004. Seuls Munich Re et Natec Medical Ltd ont complété la construction de leurs locaux. Ce dernier a d?ailleurs été le premier locataire de la Business Zone à inaugurer son édifice, le 26 janvier. Plus d?un an après la signature du bail, cinq autres compagnies viennent de ou s?apprêtent à donner le premier coup de pioche. La Mauritius Employers? Federation en collaboration avec la Chambre de commerce, a entamé la construction de son centre de formation. La famille Jeetah a également débuté la construction de son centre de formation supérieure. La compagnie International Financial Services est arrivée à un stade avancé de l?application de son projet. Quant au groupe Fon Sing, il ne tardera pas à ériger un bâtiment pour ses activités dans le secteur des Technologies de l?information et de la communication.
Trois organismes parapublics, en l?occurrence le Central Electricity Board, la State Informatics Ltd et la Wastewater Management Authority démarreront la construction de leurs nouveaux sièges sociaux d?ici le mois prochain.
Malgré le retard dans la réalisation de tous ces projets, BPML n?a pas voulu sévir. ?Dans plusieurs cas, l?obtention des permis de construction et autres autorisations ont pris du temps. Nous avons été compréhensifs pour cela?, affirme-t-on du côté de la compagnie propriétaire de la Cybercité. Outre les quatre firmes sur la sellette, six autres n?ont pas encore pris concrètement possession de leurs terres. BPML suit ces cas de près. Mais, il s?agirait de ?retards légitimes?, et aucune intervention n?est nécessaire pour le moment.
Initialement, la Business Zone de la Cybercité, qui s?étend sur 150 arpents, devait voir venir ses premiers locataires en 2002. Plusieurs problèmes sont toutefois venus ralentir les choses. Après le départ forcé de Dev Manraj, cité dans le scandale MCB-NPF, de la présidence de BPML, la nouvelle direction décida d?exclure certains éventuels locataires jugés trop peu sérieux.
Autre casse-tête : il a fallu refaire les contrats de bail pour exclure toute possibilité de spéculation sur ces ?prime lands?. Une révision des prix de location des terres de la Business Zone a également pris du temps. Ces accumulations ont fait que les contrats n?ont été signés qu?en janvier 2004.
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