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Airports of Mauritius : frictions et promotion
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Airports of Mauritius : frictions et promotion
Airports of Mauritius Ltd (AML) prend une nouvelle direction. Des changements sont intervenus au niveau de son administration à la veille d?importants investissements pour l?extension du terminal de l?aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam. Vijay Poonoosamy garde la présidence de l?organisme mais n?en sera plus le président exécutif. Philip Cash, le Chief Operating Officer (COO), aura, de ce fait, un rôle plus important dans la gestion de SSR International Airport : il devient Chief Executive Officer (CEO).
Vijay Poonoosamy devient, dans la foulée, le président d?une nouvelle compagnie : la Air Navigation Services Provider (ANSP). Jusqu?ici, le Département de l?Aviation civile (DAC) était responsable du contrôle (regulatory) et de l?aspect commercial. Il ne s?occupera plus que du contrôle, le côté commercial se retrouvant sous la responsabilité de l?ANSP, en voie de création. Une décision prise par le gouvernement, dimanche, lors de la réunion du Conseil des ministres. Des discussions sont en cours sur les modalités de fonctionnement de la nouvelle compagnie.
Les investissements que nécessite une nouvelle extension de l?aérogare, rendue nécessaire pour aider Plaisance à faire face à la croissance du trafic aérien, sont estimés à Rs 3 milliards. Elle sera financée à hauteur de 50 % par la Banque européenne d?investissement (BEI). Celle-ci aura son mot à dire dans le choix du consultant qui sera chargé de la conception architecturale, du Project Management et de la supervision des travaux d?agrandissement du terminal. Et elle insiste aussi pour que la Project Implementation Unit de l?extension de l?aérogare de Plaisance ?includes at least one individual with appropriate experience in implementation of large scale airport projects?.
Et ce professionnel détient plus de 25 ans d?expérience internationale aéroportuaire. Un exercice de recrutement d?un Chief Executive Officer au niveau international avait établi, il y a deux ans, que Philip Cash était le meilleur candidat, de par son expérience dans la gestion aéroportuaire. Jagadish Soobarah, qui était aussi candidat à ce poste, fut le premier mauricien à être classé. Il fut choisi à la place de Cash.
Tentative de réconciliation ou stratégie ?
Vijay Poonoosamy fut nommé à la mi-2004 comme président exécutif, après le départ de Jagadish Soobarah. Mais, avec son arrivée, la direction d?AML a longtemps piétiné car il y eut une guerre larvée entre certains membres du Board et lui sur le rôle du COO, aussi bien que celui du syndicat dans le processus décisionnel de la compagnie.
Le syndicaliste Yousouf Sooklall avait accueilli favorablement l?arrivée de Vijay Poonoosamy, y percevant une recrudescence de l?influence syndicale dans ce domaine économique clé. Mais les relations entre le nouveau président exécutif et Philip Cash n?ont pas été les meilleures qui soient. Le gouvernement a fait comprendre aux principaux protagonistes du conflit qu?il ne tolérera rien qui puisse compromettre la bonne marche de l?aéroport.
Les détracteurs de Vijay Poonoosamy le soupçonnent d?utiliser le syndicat pour déstabiliser Philip Cash. D?ailleurs, Yousouf Sooklall a même réclamé le départ de Cash, le jugeant ?anti-syndical? car il demandait aux Mauriciens de travailler plus qu?il n?est coutume de le faire à Maurice.
Un des facteurs à l?origine du contentieux, une demande d?augmentation salariale faite par le syndicat. Vijay Poonoosamy est perçu comme ayant promis l?augmentation avant même de consulter son premier Board. Si certains voient en cela une tentative de réconciliation, d?autres une stratégie de se servir du syndicat comme contre-pouvoir, tel que ce fut le cas à Air Mauritius.
Le syndicat avait argué, en 2003, qu?avec la publication du rapport du Pay Research Bureau, applicable à la fonction publique, les employés d?AML avaient perdu leur relativité salariale. Par conséquent, il a demandé une nouvelle augmentation.
Les deux parties avaient eu recours à un arbitrage indépendant. Le choix s?est porté sur le cabinet d?experts-comptables Kemp Chatteris Deloitte. Celle-ci est arrivée à la conclusion qu?il n?y a pas de relativité et qu?aucun ajustement salarial ne doit être effectué. Conclusion qui avait valu à des consultants de Kemp Chatteris Deloitte d?être malmenés et d?être séquestrés lors d?une réunion avec des représentants syndicaux.
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