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On veut vivre?

14 mars 2005, 00:00

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Considéré comme la capitale du Nord, le village de Goodlands est entouré de certaines régions qui manquent de tout ou presque. A l?instar de Madame-Azor.

Ce hameau est situé à des centaines de mètres de l?ancienne sucrerie St-Antoine, soit à environ deux kilomètres du centre du village. Environ 200 familles y vivent.

Si autrefois, la majorité des chefs de famille travaillaient à l?établissement sucrier, aujourd?hui, dix ans après sa fermeture, les habitants travaillent dans la zone industrielle ou encore font de petits métiers : ils sont maçons ou charpentiers.

Les habitants estiment qu?ils sont délaissés par les autorités. Ils ne disposent d?aucune aménité que ce soit sportive ou communautaire. Tout en soulignant qu?à deux kilomètres de leur localité, ils peuvent avoir accès à différents services, ils souhaiteraient, néanmoins, pouvoir de disposer de quelques facilités comme un terrain de football, de volley-ball ou d?un centre pour assister à des réunions ou organiser de petites fêtes.

Jean-Noël Fricot, jeune sportif, explique que, pour jouer au foot, ils doivent soit se rendre au stade de Mapou-Leclézio ou à celui de Belmont, soit à plus de deux kilomètres de leur petit village. ?Certains jeunes ont choisi un lopin de terrain privé pour jouer au foot. C?est un terrain tout bosselé, rempli de cailloux. En cette période, l?herbe est verte, mais pendant des mois, le terrain est recouvert de poussière?, dit-il.

C?est sur un terrain recouvert d?une couche de béton que les jeunes pratiquent le volley-ball. Il n?y a pas de supports pour le filet et pour chaque joute, ils doivent avoir recours à des poteaux de fortune. Quelques mètres plus loin, ils disposent d?un petit local utilisé comme club, mais il n?y aucune facilité pour que les jeunes puissent s?adonner à leurs activités.

Si dans le centre de Goodlands, il y deux ou trois grandes surfaces, les quelque 2 000 familles de Mme Azor doivent se contenter de faire leurs emplettes dans trois petites boutiques.

?Je suis sûre qu?il y a plus d?alcool dans ces boutiques que d?autres provisions?, commente, qui vit à Mme Azor, depuis 40 ans. En effet cette dernière déplore qu?il y a trop de consommateurs d?alcool à dans la localité. Elle attribue cela à un manque de loisirs dans le village. ?Depi gramatin dimoune boir parski pena okene distraction?, dit-elle.

Autrefois, affirme Mylène, Mme Azor était une localité où il y avait une certaine animation. Surtout en raison des activités découlant de la roulaison de St-Antoine. Mais maintenant, le village va vers une mort lente.

Mylène pense que les autorités devraient faire construire un petit centre où les jeunes et les femmes pourraient se réunir.

?Nous ne voulons pas avoir toutes les facilités comme dans le centre de Goodlands, mais un terrain de football, un centre communautaire, un club ou encore une école maternelle, auraient facilité la vie des habitants de cette localité?, dit-elle.

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