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Bruce tout-puissant : Divine Comédie
Dans Bruce tout-puissant, Jim Carrey a la folie des grandeurs puisqu?il se prend pour Dieu devant la caméra de Tom Shadyac ... A voir ce soir à 20h05 sur Canal +. Le premier jour, il y avait un duo, un réalisateur qui aime faire des films en s'amusant, Tom Shadyac, et un comique né élastique, Jim Carrey. A eux deux, ils réalisent quelques-uns des plus grands succès de ces dernières années, tous plus loufoques les uns que les autres. De la combinaison de leurs talents naîtront Ace Ventura et Menteur Menteur.
Le deuxième jour, Jim et Tom discutent. Tom n'a pas fait grand-chose depuis quelque temps et n'est jamais aussi bon que lorsqu'il met en scène son acolyte. C'est reparti pour un tour. Le scénario de Steve Koren les met sur la voie, bien qu'impénétrable, d'une idée lumineuse : Bruce tout-puisant. Et la lumière fut!
Jim Carrey va incarner un type, bien gentil journaliste télé mais un peu jaloux, qui se voit confier pendant sept jours les pouvoirs de Dieu, qui veut prendre des vacances. Lumineux on vous dit. Jim Carrey en Dieu d'une semaine. Enfin un rôle à sa démesure. Dix commandements, autant de grimaces, le double de blagues ingénieuses. Il fallait y penser.
Au troisième jour, il a fallu créer le vrai Dieu, celui qui part en vacances et les autres humains qui allaient accompagner pendant deux heures, le divin acteur. C'est pour rompre avec les clichés que le duo fait de Dieu un Morgan Freeman ultra-cool en costard blanc impeccable. L'acteur, récemment oscarisé, ne se fait pas prier et endosse le rôle à la perfection. On a jamais tant cru en lui (Lui). Un peu plus de style et il nous réciterait la Bible !
Au quatrième jour, également créée, la nouvelle Eve, Jenifer Aniston. Oubliés les Friends, elle fait une femme de Dieu incrédule et touchante, même lorsque sa poitrine gonfle au petit déjeuner, par la grâce de Bruce Tout Puissant.
Au cinquième jour, les blagues. Que pourrait faire Bruce (Jim) avec tous ces pouvoirs. Réponse, porter la chemise de ses rêves, transformer sa voiture pourrie en un bolide monstre, séparer la soupe en deux, soulever les jupes des filles, provoquer les accidents de ses reportages, transformer les prières des pauvres humains en e-mail et répondre oui à tout ce qu'on lui demande.
Sixième jour, catastrophe. Le scénario s'emballe et Dieu perd les pédales. En répondant oui à tous, il va faire gagner tout le monde au loto, empêcher la mort, ?. Ce qui suit est moins drôle. La catastrophe c'est aussi une histoire qui s'essouffle un peu et un réalisateur qui, voit-on, peine à suivre son Eternel délirant.
Ce qui était drôle au début se répète et on pourrait presque s'ennuyer. Seulement voilà, heureusement, on est le sixième jour au soir et le septième jour: repos.
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