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Petits prix pour grand Salon
Il y a deux mois, jour pour jour, l?immense salle était occupée par des centaines de délégués venus de tous les pays. Depuis vendredi, elle est exclusivement mauricienne. L?industrie locale y tient Salon. Le premier Salon de l?Industrie qui se tient au centre de conférences Swami Vivekananda est d?ores et déjà qualifié de succès. Dès l?ouverture au grand public, hier, environ 7 000 personnes étaient présentes.
Publi Promo et l?Association of Mauritian Manufacturers entendent bien faire savoir que c?est d?un Salon qu?il s?agit et non d?une simple foire commerciale. L?ambiance est effectivement différente. Les 90 groupes d?exposants qui occupent la centaine de stands n?ont pas choisi d?être présents bêtement.
La présentation est soignée, l?image de marque cultivée. « Il faut comprendre que les entreprises sont aussi là pour nouer des contacts et éventuellement conclure des contrats avec des clients », explique Didier de Senneville, directeur de Publi Promo, et organisateur du Salon.
<B>Une première journée fructueuse</B>
Mais Salon ou pas, le Mauricien aime la foire, ou plutôt toute exposition où il peut faire de bonnes affaires. Et au Salon de l?Industrie, au détour de stands où l?on vend surtout l?image de marque, on trouve également des entreprises qui proposent de bonnes affaires. « Nous avons un camion de Green Island. Et tout va partir », s?enthousiasme un représentant d?International Distillers. Avec une réduction de 25 % en moyenne, les bouteilles de rhum, de vodka et de spiritueux trouvent rapidement preneurs.
Pour la journée de samedi, les ventes ont avoisiné les Rs 35 000. Les visiteurs ont soif. Au stand de Food Canners, on le constate. Ils participent volontiers aux dégustations et repartent avec des briques de jus de fruits, parfois 50 % moins chères que dans le commerce.
Un peu plus loin, les ordres de grandeur changent. On ne parle plus en centaines, mais en milliers de roupies. Les diamants n?ont jamais été bon marché. Mais grâce à une exemption fiscale spéciale de 25 % pour l?occasion, ils sont devenus abordables? Pas nécessairement pour tout le monde. Mais on trouve tout une gamme de prix allant d?une petite bague sertie d?un diamant à Rs 1 000 à un bijou de Rs 100 000.
<B>Des poussins à gogo</B>
« On a eu plusieurs acheteurs déjà. Certains clients sont même très intéressés par les bijoux les plus chers. Celui qui est à Rs 100 000 va partir, c?est certain », explique Edley Chimon, le directeur de Floréal Diamond Cutting Limited. D?autres entreprises similaires ont profité du Salon pour vendre aux Mauriciens des produits qui sont souvent exclusivement conçus pour des touristes ou pour être exportés.
D?autres ne risquent pas de partir à l?étranger, mais peut-être, pour les moins chanceux, de finir dans des assiettes. Le groupe Food and Allied (Fail) a distribué gratuitement 1 500 poussins pour la seule journée d?hier. On ne pouvait plus faire 10 mètres dans les allées sans tomber sur quelqu?un avec un poussin. Durant les dix jours du Salon, du 11 au 20 mars, Fail compte en donner 5 000 aux visiteurs. Mais vu l?engouement que suscitent les petites boules jaunes, l?entreprise pourrait décider d?en distribuer davantage.
Le Salon de l?Industrie est bien lancé. Il y aura une deuxième édition en 2006 et d?autres ensuite, affirme Publi-Promo. L?enthousiasme est tel que des Road Shows de l?industrie mauricienne devraient même être organisées en Afrique à l?avenir.
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