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L?ouvrier chinois est mort d?une pneumonie
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L?ouvrier chinois est mort d?une pneumonie
« L?ouvrier chinois Hu Xiao Bing est mort à cause des longues heures de travail à l?usine », clament ses collègues de la Compagnie mauricienne du textile (CMT). Mais le rapport d?autopsie du Dr Satish Boolell dément leurs propos. Une pneumonie serait la cause du décès.
A la suite de ce constat, un groupe d?ouvriers de la filature de La Tour Koenig a invité la presse à une rencontre. Principalement pour critiquer l?attitude de certains syndicalistes qui clament que les ouvriers chinois seraient maltraités à l?usine.
Cougen Naidu, employé de l?usine, affirme que Hu Xiao Bing « a quitté son poste à 9 heures. Il ne montrait pas de signe de maladie et a même été examiné par le médecin chinois avant qu?il ne regagne le dortoir. » Selon lui, l?ouvrier chinois n?aurait pas demandé à être admis à l?hôpital.
Satyam Seeboruth, autre employé de CMT, a effectué une sortie en règle contre les syndicalistes qui affirment qu?il y aurait eu mauvais traitements en termes d?heures de travail et de nourriture: « Les employés de la CMT sont tous solidaires de la direction en cette période difficile. Nous sommes extrêmement en colère contre les propos tenus par certains syndicalistes. Nous leur disons : ?Pa tous nu lizin? ». Selon lui, les ouvriers n?ont pas besoin de syndicalistes: « On discute directement avec la direction. Nous n?allons pas permettre à qui que ce soit de parler d?exploitation à la CMT. Car nous faisons partie d?une grande famille. Les ouvriers chinois sont considérés ici comme des guest workers ».
S?agissant des heures de travail, il affirme que ce sont « les ouvriers chinois qui demandent à travailler. Parfois, lorsqu?il n?y a pas d?heures supplémentaires, ils demandent à effectuer des petits travaux, comme peindre l?usine ou couper des légumes. » Il ajoute qu?il n?y a aucune raison de se plaindre de la qualité de la nourriture non plus: « On leur sert du Kentucky les samedis. Des camions livrent régulièrement du poulet, du poisson et des légumes. De quoi se plaint-on ? » A ceux qui parlent d?exploitation, il se dit prêt pour un face-à-face.
Beem Essoo, également employé de l?usine, a présenté des excuses, au nom des ouvriers chinois, pour le gaz lacrymogène qui a incommodé les habitants. « Nous travaillons avec les ouvriers chinois comme une famille. Nous sommes solidaires de la famille du défunt. Nous n?approuvons toutefois aucune forme de violence. » Les employés de la CMT assurent qu?ils feront tout pour rattraper le retard dans la production. A hier, un millier d?ouvriers chinois des diverses unités de la CMT étaient à leur quatrième jour de grève. Ils attendent la fin des rites funéraires pour leur collègue avant de regagner leur poste.
Deux syndicats, le Mauritius Labour Congress et la Mauritius Trade Union Confederation, se disent solidaires des ouvriers chinois et réclament une enquête sur leurs conditions de travail. La Commission diocésaine du monde ouvrier a émis un communiqué pour dénoncer la violence lors de la manifestation de dimanche dernier.
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