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Le pire évité à Belle-Vue
La centrale thermique de Belle-Vue est désormais totalement opérationnelle. La situation a été rétablie à la mi-journée hier grâce aux efforts redoublés des techniciens. Les risques de coupure d?électricité sont donc écartés pour ce week-end. Une importante panne est survenue jeudi car la bande transporteuse de charbon avait été percée par un morceau de fer.
«Nous avons travaillé d?arrache-pied pour ne pas handicaper le réseau. D?ailleurs, dans la soirée de jeudi, nous avons pu assurer une certaine capacité à l?heure de pointe. Et le pire a été évité,» soutient le Power Plant Manager de la Centrale Thermique de Belle-Vue, Joel Teofin.
Le personnel de Belle-Vue a été assisté des ingénieurs de la firme Goviedem pour les réparations. Une société réunionnaise, venue prêter main-forte à cette équipe, a participé à l?opération de collage de la bande transporteuse de charbon aux chaudières.
Les pannes redoutées hier matin ont pu ainsi être évitées. «Le CEB a bien géré la situation en demandant aux usagers de prendre des dispositions et la pression sur le réseau électrique a été moindre. C?est clair que c?est grâce à une bonne organisation tant du CEB que chez nous que la situation a pu être débloquée sans causer des inconvénients aux usagers», déclare Joel Teofin. Il était question à un moment que les réparations durent deux jours.
Craignant des coupures à l?heure de pointe, jeudi, entre 18 h 30 et 20 h 00, le CEB avait conçu un plan d?urgence, en quatre phases, sur une base régionale. Il n?a pas dû avoir recours à ce plan de coupure. La coupure ne devait durer qu?une vingtaine de minutes. La capacité disponible jeudi soir était de 305 MW alors que la période de pointe exige normalement une capacité de 335 MW.
La centrale de Belle-Vue fournit 64 MW d?électricité pour le réseau, hors campagne sucrière. Pendant l?entre-coupe, en l?absence de bagasse, le charbon est utilisé comme combustible pour continuer à assurer une fourniture d?électricité vers le réseau. Un incident du type de celui survenu avant-hier est très rare, rappelle Joel Teofin.
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