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?On n?en peut plus?

10 mars 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

?Nous nous sommes réveillés tôt pour dire nos prières et pour célébrer avec ferveur le Mahashivatree. Nous n?avons malheureusement pas pu le faire dans de bonnes conditions en raison de l?odeur nauséabonde qui se répand dans le village. Nous n?en pouvons plus. Il faut que le gouvernement trouve une fois pour toutes une solution finale à ce problème?, déclare Mahendranath Boyjnath, mardi matin, un des porte- parole, des Forces vives de Mare-Chicose. C?était quelques minutes après la visite d?un des officiers des autorités locales dans la localité.

Mahendranath a demandé à l?officier de décrire la situation dans ses moindres détails comme il l?avait vécue mardi matin. Un rapport devait être soumis aux instances concernées dans les plus brefs délais.

Cette visite fait suite à la manifestation qui a été organisée samedi, par les habitants de Mare-Chicose, qui ont, une nouvelle fois, fait entendre leur voix aux abords du Centre d?Enfouissement Technique (CET). Les enfants sont venus soutenir leurs parents cette fois lors de leur manifestation.

Le Premier ministre, Paul Bérenger, a confirmé le même jour qu?il rencontrerait les Forces vives mercredi, (Ndlr : hier), en présence de Pravin Jugnauth, vice-Premier ministre, de Motee Ramdass, de Rajesh Bhagwan, ministre de l?Environnement et d?autres membres du gouvernement.

Odeur fétide

?Ce n?est pas la première fois qu?une telle rencontre est organisée. Nous en avons eu plusieurs dans le passé. Et nous avons même siégé au sein de l?Environmental and Local Government Watch Network. Malgré cela, nos problèmes restent entiers. L?odeur fétide persiste, la rivière continue d?être polluée par les eaux usées, le bruit des camions compacteurs n?arrête pas et les enfants comme les adultes continuent de souffrir?, dit Mahendranath.

Il y a la proposition des membres des Force vives pour la fermeture du CET ou reloger les habitants ailleurs, une démarche qui, selon Mahendranath, permettrait au gouvernement d?avoir plus d?espace pour agrandir le CET.

Dans le passé, les membres des Forces vives ont déjà réclamé une compensation pour leur déplacement vers une autre région. Ils avaient également proposé à l?Etat de leur accorder la somme qui était initialement prévue pour la construction d?une voie alternative pour l?acheminement des ordures vers le CET.

En septembre de 2001, le gouvernement avait dit son l?intention de construire une route périphérique. La nouvelle voie, longue de 7,5 kilomètres, aurait évité les régions habitées.

Le coût des travaux a été estimé à Rs 80 millions.

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