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Construction: la roche basaltique remplace le sable corallien
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Construction: la roche basaltique remplace le sable corallien
La décision du gouvernement en mars 2001 de mettre une fin à l?extraction de sable corallien dans nos lagons a résulté en une demande accrue pour le sable basaltique. En effet, la consommation de ce matériau de construction a augmenté de 2,7 millions de tonnes en 2000 à 5,6 millions de tonnes en 2001. Selon les estimations, ce chiffre devrait atteindre les 7,6 millions de tonnes à la fin de 2005.
Le ministère de l?Environnement avait commandé, en janvier 2004, une étude pour localiser et estimer le volume de notre ?patrimoine roche? comme le décrit son ministre, Rajesh Bhagwan. Les résultats de cette étude, qui ont été rendus publics, hier, sont assez encourageants. Prenant en considération un taux de croissance annuelle de 6 %, nos réserves actuelles devront durer 20 ans.
?L?étude de système d?information géographique (GIS) détaillée pour l?estimation des réserves de roches à Maurice?, effectuée par la firme australienne de consultants, SMEC International, a en effet découvert que le pays peut encore compter sur un stock de 58 millions de tonnes de roches en surface et de 93 millions de tonnes de roches souterraines (jusqu?à 20 mètres de profondeur). La qualité des ces der- nières serait ?acceptable?.
Meilleures méthodes d?extraction
L?étude a isolé six sites prioritaires : St Julien (32 millions de tonnes), Cottage (20 millions), Curepipe Point (14 millions), Mon Choisy (13 millions), Salazie et Belle Rose-Clémencia (7 millions chacun). Selon SMEC International, il existe 21 autres carrières potentielles mais celles-ci doivent auparavant faire l?objet de plus amples investigations sous la forme de forages.
Ce projet avait aussi pour but de recommander les meilleures méthodes d?extraction et, éventuellement, de réhabilitation pour chaque site. Il préconise donc que les carrières soient exploitées au moyen de forage et d?explosifs. Une fois vides, ces sites pourront être transformés en zones de loisirs ou en centres pour le traitement des déchets.
Les consultants précisent toutefois que l?accent doit être mis sur la formation pour les travaux aux explosifs, la préparation de rapports de Environmental Impact Assessment (EIA) et le monitoring des problèmes environnementaux. Selon le ministère de l?Environnement, des guidelines pour la formation ont déjà été mis en place.
Très bon outil de travail
SMEC International a établi, avec l?aide de surface mapping et d?études géographiques, des buffer areas autour des zones résidentielles, des rivières, des lacs et des montagnes.
Un comité, présidé par le ministère de l?Environnement, et comprenant les ministères des Finances, des Terres et du Logement, de l?Agriculture et des Infrastructures publiques, entre autres, a été constitué pour mettre en ?uvre les recommandations de SMEC International.
Selon le ministre de l?Environnement, ce rapport est ?un très bon outil de travail pour le pays?. Il a décrit son coût de presque Rs20 millions comme ?un investissement nécessaire? depuis ?la décision courageuse et stratégique? du gouvernement d?empêcher l?extraction de sable dans les lagons. Rajesh Bhagwan a révélé que l?Environment Protection Fee imposé sur les propriétaires de carrières à déjà rapporté plus de Rs 4 millions au gouvernement.
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