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« Maurice est un marché média ouvert et dynamique »
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« Maurice est un marché média ouvert et dynamique »
<B>Comment se passe votre visite à Maurice ? </B>
Je suis venue voir comment cela se passe pour les journaux et la MBC, qui utilisent les services de Reuters. Je découvre le pays à travers ses rédactions. J?ai été très surprise de la qualité de la presse à Maurice. D?ailleurs, nous recherchons des correspondants télé freelance à Maurice. Nous recherchons des jeunes gens très motivés, qui auraient leur propre équipement, c?est-à-dire, une caméra de bonne qualité, un micro et un trépied. On peut me contacter à l?adresse suivante : [email protected]
<B>Les actualités mauriciennes ont- elles un intérêt pour le monde ? </B>
Le monde entier s?intéresse à un sujet comme le textile qui est révélatrice d?une tendance globale. Il y a un programme de délocalisation vers la Chine et l?Inde. Il y a aussi le secteur de l?informatique qui se développe très rapidement. Des choses dont l?intérêt dépasse les barrières mauriciennes. Maurice est un marché média très ouvert et très dynamique. La pression du gouvernement est invisible ou même inexistante. C?est super.
<B>Quand il s?agit de couverture de guerre, est-ce les correspondants de ce pays qui font le travail ou ceux venant d?autres pays ? </B>
Dans le cas de l?Irak, c?est les deux. Nous avons environ 2300 journalistes dans le monde entier. Il y a du staff et surtout beaucoup de freelance. C?est ce qui fait la force de Reuters. Dans presque tous les pays, on a un correspondant, un photographe et un correspondant télé. Le danger est égal pour tous. Ceux qui sont originaires du pays sont plus conscients des endroits à risque. En 2004, Reuters a perdu trois ou quatre journalistes en Irak. Mais il faut des gens courageux qui risquent leur vie régulièrement. Il faut des gens comme ça et une agence comme ça pour que le monde entier reçoit ce genre de nouvelles.
<B>Reuters fournit du contenu à combien de télévisions à travers le monde? </B>
Nous fournissons du matériel audiovisuel à plus de mille chaînes de télévision dans cent pays. Chaque mois, c?est plus de 7500 histoires et inserts qui sont distribuées.
Reuters est principalement vue comme une agence de presse qui se consacre surtout à l?actualité et à la politique internationale?
En réalité, notre activité principale, ce sont les informations financières. Les institutions bancaires reçoivent ainsi des informations financières tous les jours grâce à Reuters. L?agence a commencé en étant une agence de presse et de communication généraliste. Puis elle s?est orientée vers les finances. Mais, il est vrai que notre réputation est fondée sur l?actualité et les guerres.
<B>Pourquoi avoir choisi l?orientation financière ? </B>
Il y avait un vide de ce côté. On s?est rendu compte qu?une institution financière avait besoin d?avoir du « on real time informations». Les données peuvent changer rapidement.
<B>Dans le futur, cette orientation pourrait-elle changer à nouveau ? </B>
Non, mais on va intégrer des niches. On va faire de la télévision directe. On est actuellement un pourvoyeur d?image d?actualité brute. On va s?orienter plus vers notre propre télé sur Internet.
<B>Ce faisant, ne faites-vous pas d?une sélection technologique, sachant que ce moyen ne sera disponible que pour ceux ayant une connexion à l?ADSL? </B>
Oui, c?est vrai. Mais les pays pauvres reçoivent et continueront à recevoir nos images de la manière traditionnelle utilisée jusqu?à présent. On veut aller davantage vers la stratégie direct consumer plutôt que de se concentrer uniquement sur le fournisseur d?informations.
<B>Interview réalisée par
Audrey KELLY-MARTIAL</B>
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