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Les Deux Tours : son pouvoir grandit
Deuxième volet de la trilogie de Peter Jackson, Le Seigneur des Anneaux : Les deux Tours, adapté du roman culte de J.R.R. Tolkien, n?est pas une suite, mais une continuation. Film majestueux, il fait apparaître le perfide Gollum, le hobbit corrompu par l?anneau et apporte de nombreux rebondissements à l?histoire de l?anneau et à la Terre du Milieu. A suivre ce mercredi 23 février à 20h55 sur Canal+.
910 millions de dollars de recettes, pour cette suite survoltée. Treize nominations aux Oscars et quatre statuettes remportées, dont celle des Meilleurs effets visuels, des Meilleures maquillages, de la Meilleure photographie et de la Meilleure musique.
Libéré des contraintes dues à l?exposition de son histoire, Peter Jackson peut s?en donner à c?ur joie. L?épisode présent est plus âpre, plus époustouflant. Les rebondissements sont nombreux et les scènes de combat sont titanesques. Peter Jackson a pris le recul suffisant pour parfaire son ?uvre. Les plans larges sont vertigineux, les arbres vivants épatants, les combats dignes des plus grands péplums et l?interprétation magistrale.
Peter Jackson prend quelques libertés avec le roman de Tolkien. Le réalisateur fait couler trois histoires différentes, mais reliées, dans le film, plutôt que de respecter la chronologie instaurée par Tolkien. Les scénaristes ont eu fort à faire et s?en tirent avec tous les honneurs, compte tenu du nombre de personnages qui truffent le film.
Images de synthèse
La plus belle réussite de cette suite, c?est Gollum. Parfaite illustration de la synthèse entre le Bien et le Mal, le personnage du petit hobbit corrompu, a été entièrement réalisé en images de synthèse. Gollum bénéficie du savoir-faire d?Andy Serkis, dont la voix de crécelle et les déplacements félins, ont été enregistrés par des capteurs de mouvements. La schizophrénie de Gollum qui redevient Sméagol dans les flashbacks, offre des moments de cinématographie uniques.
Et que dire des décors ? Ils sont majestueux. Peter Jackson n?a pas cherché la facilité. La suite a été entièrement tournée dans une centaine de lieux, au c?ur des contrées vertes de la Nouvelle-Zélande. Il marie allégrement des paysages vrais à des images montées numériquement. Refusant des décors artificiels, il a par exemple exigé une reconstitution minutieuse de la tour de Barad-Dûr ou encore d?Edoras.
De son côté, le réalisateur a filmé les forces alliées des humains et des Elfes, face aux monstres de Sauron la nuit, sous la pluie, pendant quatre mois. Hormis l?entraînement physique, les acteurs, notamment Liv Tyler, Cate Blanchett et Viggo Mortensen, ont dû apprendre le langage elfique, jamais utilisé à l?oral. Sous la houlette d?Andrew Jack, un répétiteur dialectes de langues inventées, qui leur a enseigné la phonétique, ils ont appris à donner vie à la langue des Elfes.
Ce deuxième volet qui naît au c?ur même de l?action, tient le rythme jusqu?au bout. La scène de bataille finale, celle du gouffre d?Helm, une vraie scène d?anthologie, efficacement filmée et remarquable dans sa mise en scène, restera dans l?histoire du cinéma mondial. Peter Jackson, fidèle à l?esprit de Tolkien, entre de plain-pied dans l?action et prouve qu?il est un immense réalisateur en réduisant les vingt heures de rushes qu?il disposait en un film étonnant, d?une durée de 2h58.
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